L’enfant et l’argent

Depuis mai 2010, sur le portail de la prévention active,
© Marque et concept déposés.
Depuis mai 2010, pour vous Association France Prévention prévient dans de très nombreux domaines essentiels, pour ne pas subir.
Informations Solidarité Conseils
Écrivez-nous sur assoc.france.prevention chez gmail.com ou au
06 47 89 64 49
Nos articles sont la propriété intellectuelle de leurs auteurs. Ils ne peuvent être ni reproduits, ni traduits et utilisés qu'à titre limité et personnel.
 
 Ici, la prévention est volontaire et c'est vous qui venez la chercher.
-------©
 

 

 

Prévention inventive

A chaque famille ses rythmes et ses usages, les enfants comme les parents ont leurs envies et leurs manières pour en témoigner.

 L'ère moderne semble dire que les enfants de la famille nucléaire sont les seuls détenteurs du pouvoir de l'argent.
Il semble nécessaire de réajuster cette idée afin de démontrer que l'enfant à un rapport à l'argent assez ancien mais aussi occulté.

Depuis la nuit des temps, l'enfant travaille. A ce jour l'activité professionnelle du mineur est interdite en France mais combien de pays, de lieux, emploient encore les enfants.

Parfois leurs activités sont gratuites et font l'objet de puissants chantages sur les familles qui sont souvent rémunérées une "misère"… et lorsque c'est le cas, elles font vivre une famille ou assure l'essentiel pour cette dernière.

Parfois, le salaire est occasionnel comme l'accès à un concours, une médaille ou lorsqu'un don particulier de l'enfant permet une activité lucrative (chant, cinéma…).

Une idée répandue, indique que l'argent que l'on donne à ses enfants pour ses besoins personnels, doit être proportionnel à l'âge. Oui, sans aucun doute et il faut y rajouter les proportions par rapport aux conditions de la famille. Un parent seul avec ses enfants n'a pas les mêmes "chances" qu'une famille nombreuse (tantes et oncles, grands-parents et autres famille) ou nombreuse (plein d'enfants).

Un famille d'ouvrier ne sera pas dans les mêmes investissements pour l'argent de poche. Elle peut y voir un frein à son budget, à sa condition et même un conflit.

Une famille aisée ne sera pas automatiquement d'accord à laisser l'enfant né coiffé. Donc, les discussions sur l'argent de poche sont internes, la plupart du temps.

Ce qui est primordial dans la société d'aujourd'hui, c'est de situer l'enfant dans la sphère de l'argent, lui fournir des informations progressives selon les âges et les habitus. L'enfant ou le jeune doivent grandir avec cet outil qu'est la finance, sans en être l'objet concurrentiel dans ses espaces de vie quotidienne : parents, fratrie, école, copains et ainsi de suite.

La connaissance de la valeur et des moyens que procure l'argent mais aussi ses formes (billets et pièces de banque, cartes de paiement, chéquiers, livrets, placements…) introduisent une relation mature avec le monde des adultes et si se sont les parents qui s'occupent de cette éducation, il n'y a pas de doute que cela favorisera une bonne stabilité à la future gestion de l'enfant.

Les âges et les relations à l'argent évoluent et il va de soi que la petite pièce donnée à l'occasion de bonnes notes à l'école, n'est pas une relation possible à 16 ans ou tout au moins pas sous la forme d'un euro dans la main.

 De même que sensibiliser ne signifie pas introduire un protocole d'entreprise. Certains enfants et même jeunes ne sont pas attirés par les biens matériels donc avec ceux-là, les parents placeront des usages et des conversations très différentes de celles qu'ils pourront avoir avec leurs frères et soeurs "gaspilleurs".

L'éducation parentale est une propriété parentale et la recherche d'informations sur un sujet comme celui de l'argent de poche devrait rester agréable et ludique pour le parent. La fluidité et le libre choix seront les garants d'un espace de vie adéquat. En clair, les éducateurs peuvent s'instruire, se renseigner et même suivre un modèle que s'ils considèrent qu'ils leur convient réellement. Les adaptations n'étant pas exclues pour perfectionner des usages universels ou locaux ou actuels.
 

Et enfin, prendre conseil ne signifie pas non plus dévorer tous les livres, revues et autres psy ou pédo psychiatres, une voire deux ou trois écoutes/informations seront largement suffisantes car ne dit-on pas "qu'il n'y a pas que l'argent dans la vie ?"

Bon Monopoly ou Bonne paye et n'oubliez pas à la Chandeleur de retourner la première crêpe avec un euro dans la main !

 

Tous droits réservés article L.111-1 et L.123-1
Sylvie BRIERE
 
Cet article est rédigé pour ce qu'il est et ne prétend pas l'absolue connaissance.