Les Troubles bipolaires

 

 

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Voici l'article que nous avons décidé de vous faire connaître :

Documentation

LES TROUBLES BIPOLAIRES

1) DESCRIPTION DE LA MALADIE

Le trouble bipolaire est une maladie grave, anciennement appelée psychose maniaco-dépressive (PMD). Elle se reconnaît par des variations de l'humeur très fortes qui vont affecter mentalement et physiquement le patient. Les symptômes de la maladie sont très variables d'un patient à l'autre (caractères des phases, intensités, durées fréquences. concomitances,…).

Le patient va connaître des phases dépressives et des phases d'exaltation (dites maniaques) qui vont entraîner des troubles importants au niveau de la pensée, des actes, des sentiments, du comportement et de l'état physique.

A) CARACTÈRES DE LA PHASEPRESSIVE

- État de tristesse et de désintérêt général.
- Troubles de l'appétit et du sommeil (insomnies ou excès de sommeil).
- Pessimisme et retrait social.
- Perte d'énergie et fatigue.
- Baisse de la concentration et prise de décisions difficile.
- Pensées morbides, voire suicidaires.
- Perte du plaisir et, plus généralement, perte d'intérêt.
- Sentiment de culpabilité et de honte, dévalorisation de soi.
- Troubles psychosomatiques (douleurs, oppressions respiratoires, troubles digestifs…).

B) CARACTÈRES DE LA PHASE D'EXALTATION OU MANIAQUE

- Euphorie, hyperaffectivité.
- Diminution du besoin de sommeil.
- Débit accéléré de la parole, logorrhée.
- Accélération des pensées et des actions, projets grandioses.
- Débordement d'énergie, hyperactivité inhabituelle.
- Comportement désinhibé.
- Dépenses inconsidérées d'argent.
- Sentiment de pouvoir, de puissance, de grandeur.
- Hyperactivité sexuelle.
- Difficultés de concentration, fuite des idées.
- Troubles du jugement.
- Irritabilité avec une tendance agressive.
- Délire et hallucinations.

2) LES CONSÉQUENCES DE LA MALADIE

La maladie entraîne la plupart du temps des comportements à risque et, plus particulièrement, une désinsertion socioprofessionnelle et familiale.

RISQUES DE SUICIDE DANS LAPRESSION :

Grande souffrance psychologique. Parmi les patients souffrant de troubles bipolaires, environ 20% font une tentative de suicide (la plupart des malades ont des pensées suicidaires dans les phases dépressives).

RISQUES PROFESSIONNELS :

Licenciement (dû au comportement étrange et agité), démission hâtive et irréfléchie, rapports conflictuels avec ses collègues et/ou sa hiérarchie, instabilité professionnelle (la majorité des patients perdent leur emploi).

RISQUES FAMILIAUX ET SOCIAUX :

Conflits conjugaux (surtout si la maladie est mal expliquée), séparation ou divorce (presque tous les patients connaissent cette épreuve), mauvaise entente familiale, perte de ses ami(e)s.

AUTRES RISQUES :

Alcoolisme, abus de toxiques, rapports sexuels non protégés, conduite automobile à vitesse excessive, défis dangereux.

3) LES TRAITEMENTS

Une information et une éducation du patient et de sa famille sont essentielles. C'est le rôle du médecin et des associations.

 

DICAMENTS :

Le traitement prescrit par le médecin traitant doit être pris de façon régulière, sans interruption intempestive non contrôlée.

PSYCHOTHÉRAPIE :

Elle est très recommandée, également pour le conjoint.

HYGIÈNE DE VIE :

Elle est essentielle pour limiter les effets négatifs des crises. Sommeil adéquat (respect des heures et de la durée), activité régulière, éviter l'alcool, éviter toutes les autres drogues, gérer les risques de stress (être attentif aux engagements passionnels, aux succès et aux échecs qui peuvent être des risques de rechute), sport et détente, éviter l’inactivité excessive.

CONTRÔLE PERMANENT DE SOI :

Ce contrôle est essentiel pour prévenir les phases d'excitation et pour savoir reconnaître les signes annonciateurs d'un nouvel épisode. Le patient doit apprendre à bien connaître sa maladie et il a impérativement besoin des avis et du soutien de sa famille et de ses amis.


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 J'invite le lecteur à ne pas prendre son conjoint, son enfant ou son collègue de bureau pour échantillon "bipolaire"… Cette maladie est comme presque toutes les maladies dites de comportements, le sujet d'une observation professionnelle et il faut souvent pas mal de temps et de rencontres ou de vérifications pour poser un diagnostic définitif.

 J'invite également les personnes dont le caractère est dit "difficile" à ne pas faire de l'auto-diagnostic et encore moins de l'auto-médication.

 Il me vient à l'idée que lorsqu'un enfant est hyper ennuyeux et désobéissant, son parent correcteur n'est pas fonctionnellement bipolaire parce qu'il crie et s'énerve après lui.

 Une autre idée traverse mon esprit. Elle visualise un individu en situation de manque : chaleur, nourriture ou bien encore de soins médicaux, son comportement changeant ne vient pas uniquement d'une bipolarité.

 Puis cette impression qui s'installe de la façon suivante : lorsque l'on est trop différent de la tribu de proximité et qu'elle rejette l'individu sur un principe sexiste, raciste ou de vieillissement…Le rejet qui s'installe n'est pas forcement bipolaire.

 Ma demande, en citant ses exemples, est une invitation à la tempérance. J'ai rencontré des personnes infectes et très changeantes avec leurs proches et elles avaient des comportements totalement intégrés et dit "normaux" en groupe et en individuel, à partir du moment où elles étaient libérées de leur position toxique.

 Dans ma pratique toujours, la bipolarité est pour moi, une maladie "visible", "tranchée" lorsqu'elle est avancée. L'individu a un comportement où les transitions de comportement sont mal vécus par l'entourage et par lui car il y a une forme de violence, voire presque une mutilation par une forme de punition. Ici, il s'agit de l'aspect moral mais il y a des symptômes physiques qui accompagnent. 

 Il ne faut pas, non plus, confondre avec la colère ou un coup de fatigue (Voir colère et fatigue en définition sur ce site, dans le moteur de recherche).

 La dépression est un phénomène qui s'accompagne d'une pathologie physique que les médecins savent expliquer.

 Et pour avoir le dernier mot : lorsque je commence à accélérer le rythme verbale, par exemple, il y a soit un danger immédiat, soit mes interlocuteurs sont dans ce que j'estime un manque d'écoute, soit j'ai envie de "me les faire ne leur mangeant le cerveau" ce qui est totalement intentionnel dans tous les cas et pas borderline, mais pas du tout !! ;)
Prenez soin de vous et des vôtres.

 

Sylvie BRIERE

 

 Notre structure ne dispose pas d'écoute téléphonique, nous agissons dans la prévention et non dans l'urgence.
Cet article est rédigé pour ce qu'il est et ne prétend pas à l'absolue connaissance.