Nos addictions multiples

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Le capital santé lorsqu'il est présent à la naissance, s'entretient et se perfectionne tout au long de la vie. Les méthodes sont très diversifiées et se répètent. Dans le ventre de la mère, on fonde sa naissance ; dans la jeunesse, on fonde sa vieillesse.

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www.ameli.fr/ Une lecture attentive de ce site et vous trouverez beaucoup de renseignements autres qu'administratifs.
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Cet article est rédigé pour ce qu'il est et ne prétend pas l'absolue connaissance.


Prévention par le refus

Historique :

Les addictions ne sont pas que des affaires de spécialistes. Tout le monde peut avoir accès à l'information sur leurs formes et leurs vécus.

Tout le monde peut prodiguer les premiers soins par une guidance latente, avérée et/ou constante.

Les spécialistes, eux, interviennent presque en bout de chaîne, en offrant des soins ciblés pour lesquels, ils ont travaillé et analysé leurs effets et les techniques de soins. Ils ont parfois besoin de l'agrément de leur patient ou de la famille et leurs actions sont souvent urgentes autant pour les soins médicaux que pour l'aspect juridique, voire judiciaire.

A ce jour, ce qui serait motivant à développer encore plus intensivement, est la prévention par l'information de plusieurs paliers :

- inviter les individus à ne pas être addictifs,

- inviter au dépistage ou reconnaissance de ces adhérences,

- diriger les personnes vers les bons interlocuteurs soignants.

Le langage, comme il est dit sur ce site (article Lexique), est fluctuant et se transforme par une multitude de critères. Antérieurement, le mot addiction était spécialisé ou affaire d'experts. Dans le "grand public" ou la rue, on parlait de tares, de fléau ou on validait une accoutumance, par un aspect viril ou amical, comme boire un bon coup, fumer une clope. Ce qui ouvrait les portes aux dépenses inconsidérées ou aux coups sur les copains, le conjoint, la descendance et même le patron ou les grands-parents….

Dans l'exemple de l'alcool, les femmes avaient le droit de se cacher. Les années 60 ont vu une "libéralisation" et les femmes se sont mises à boire et fumer de plus en plus ouvertement. Pour savoir si cela est un "bien" ou un "mal", il faudrait être plus vieux de 100 ans, ou presque, et avoir consigné un tas de données et d'observations.

La drogue, elle, bénéficie encore de ses limites mais plus tant que ça non plus et les mariages entre drogue-alcool-cigarettes, font des adeptes. Les plus jeunes y sont sensibles car une fausse croyance accompagne cet ensemble : il paraîtrait que "cela fait son homme".

La libéralisation de marchés qui nuisent à la santé publique en général et, plus particulièrement à celle des jeunes et des enfants, ne se pose même pas. Pourtant, quelques mouvements de ressac se font régulièrement. Celui des drogues, dites douces, en est un exemple récent et contradictoire.

On mettrait sous clés pharmaciennes, un ensemble de médicaments et on vendrait librement des substances narcotiques ?

Bon, la contradiction est un phénomène naturel mais il serait agréable de lui donner des responsabilités. Trop ou pas assez aboutit souvent à des effets nuisibles.

Développement :

Évidemment, comme tout le monde y met toujours du sien, les dépendances ne se cantonnent pas aux produits absorbables. Tout y passe du moment que c'est nuisible à celui ou celle qui le pratique et son entourage. Rouler à "tombeau ouvert" (l'expression est claire) continuellement est une addiction, par exemple.

Dans ce dernier cas, la mise en place est limpide :

1 - L'autorisation que l'on se donne à soi-même,

2- L'idée de braver un interdit,

3 - Une provocation ou un appel au secours envers les autres,

4 - Sans aucun doute, un soupçon de vengeance ou de puissance,

5 - Une idée précise ou pas d'immortalité ou une trouille chronique de la vie,

6 - La facilité,

7 - Un environnement favorable,

8 - Et la dernière est encore moins complaisante : une certaine limitation, qu'elle soit de l'intelligence, de l'affect et/ou du pouvoir à l'analyse.

Plus les dépendances prennent un caractère banalisé ou déclaré, plus elles deviennent reconnaissables aux parents ou encadrants envers les enfants et inversement. Les familles sont des foyers privilégiés de l'addiction ou plutôt leur centre d'hébergement. Que les familles soient naturelles, adoptives, définitives ou provisoires, elles sont la forme de rassemblement la plus élaborés. Elles peuvent être de sang ou professionnelles et, par extension, encore plus fines, par famille d'âge et autres.

L'affrontement de ce sujet, si douloureux, sensible et parfois reconnu comme dévalorisant, fait peut être moins de dégâts sur l'entité ou âme de l'individu touché et de tout son entourage. Mais il ne résout pas l'ensemble de la situation et parfois pas du tout. Affrontement ne signifie pas prise d'armes et dénonciation mais bien regard le plus juste possible sur le sujet. Celui-ci aura pour effet de faire sortir de l'impasse au moins l'entourage du sujet concerné et de tenter de ne plus transmettre aux plus proches ou aux descendants. Couper un lien négatif avec la vie et la vision de celle-ci.

On peut être "addict" à des substances, à la base, mais l'aspect de dépendance morale ne doit pas être perdue.

Les grands classiques (plus connus ou acceptés comme tel) : alcool, tabac, drogues sous diverses formes et duretés, jeux, nourriture abondante, boissons ou aliments spécifiques à une personne (chocolat, sodas, pâtisserie, sucre, café…) mais aussi, les plus décriés comme : les jeux vidéos et de hasard, les voyages, les collections irrépressibles, la lecture et l'acquisition du savoir chronique, la vitesse, le sport, la sexualité et tellement d'autres.

Il est bien question de pratiques excessives, irrépressibles qui donnent une sensation de soulagement lors de leur accomplissement et qui font retomber dans une demande et une tristesse, détresse, angoisse, peur, nervosité et ainsi de suite, si elles ne sont pas de nouveau pourvues.

Il y a bien longtemps, le bon sens parlait ainsi : ne tombe pas dedans. De cette façon tu n'auras pas à t'en défaire !


A lire éventuellement :
Les addictions, Mathilde Saïet. Puf.
Sur les addictions, Sandor Ferenczi. Puf.

 

  Sylvie BRIERE
 
 
 
 
 
Cet article est rédigé pour ce qu'il est et ne prétend pas à l'absolue connaissance.