Autorité, encore heureux mais laquelle ?!

AUTORITE :

L’autorité fait partie des référentiels de l’éducation. Elle a ses droits et ses obligations à tous les niveaux d’une société organisée. Elle s’exerce de manière légale, arbitraire, juste, impérative… Elle peut sauver la vie (ne traverse pas, il y a une voiture !).

Sans elle, il manque une colonne vertébrale à l’État, la famille ou l’individu.

Faire acte d’autorité s’accompagne souvent d’un processus d’obéissance, d’obtention de résultats et la notion de subordination, même provisoire, s’associe aussi.

La complication se porte sur la personne qui doit exercer cette autorité car, à ce moment, on peut l’apparenter au pouvoir. Il est reconnu que l’homme en est le détenteur naturel. Les expressions pour traduire cet état de fait sont nombreuses et une des plus usitées, toutes générations confondues, est : ’qui porte la culotte, ici ! ’. Fort heureusement, l’autorité décrite dans cet exemple est celle du dernier mot. Et c’est naturel, il faut bien que quelqu’un le fasse. Le plus communément, la finalisation de l’autorité est dévolue à celui ou celle qui est présent ou le plus fort (e), le (a) plus gradé (e), le plus spécialisé (e) et encore à celui ou celle qui parle le mieux.

Le paragraphe suivant va introduire la discussion, celle qui mène à la controverse ou à l’appropriation d’une reconnaissance. La femme qui accouche fait preuve d’autorité… L’enfant qui tape du pied et dit non, aussi. L’employeur qui licencie ou embauche, le commerçant qui réclame un paiement, le marcheur qui choisit entre le chemin de droite ou de gauche, le client qui achète un produit plus qu’un autre… la liste étant sans fin, mieux vaut l’arrêter là et laisser l’imaginaire faire le reste. Dans les exemples cités ci-dessus, l’autorité s’accompagne de beaucoup d’autres subtilités : l’amour, l’obligation de grandir, la sauvegarde, le choix, pour les principales.

La signification de cette énumération restreinte est que l’acte d’autorité accompagne toutes décisions, qu’elles soient minimes ou majeures.

Et enfin, le terme ’autoritarisme’, mot en vogue dans les années 80-90, approche le dénigrement ou la dénonciation de l’autorité quand il est utilisé tous azimuts. Mais il est vrai qu’une attention particulière doit se fixer sur l’exagération de l’autorité pour ne pas entamer la liberté de celui qui la reçoit. Comme les humains sont de grands experts en cheveux coupés en quatre, la négociation illimitée sur la liberté des uns et des autres s’est ouverte depuis des millénaires. Quand le mot concession est lâché, il semblerait qu’un contentieux caché couve et l’autorité, utilisée à bon escient, tranche une situation avant qu’elle ne devienne difficile ou irréversible. Dans ce cas elle se représente par un arbitre, un médiateur, un juge, un tribunal. Et le comble se focalise dans leur contestation !

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Sylvie BRIERE, présidente 2010.