Le Meutre

 

Elle s’appelait Alicia CHAMPLON.
Gendarme de son état, elle a été tuée avec sa collègue et amie Audrey BERTHAUT.

Le tueur reste le tueur et il n’a aucune excuse. La haine que l’on peut en ressentir à pour départ une colère profonde basée sur une impuissance. Une qui est de n’avoir pas pu prévoir, une autre de ne pas avoir protéger et encore une qui consiste à extrapoler que cela peut arriver à tous, y compris soi. Par contre, le responsable ne peut pas échapper à ses responsabilités et à sa folie éventuelle. Tant qu’à être juge d’une vie supplémentaire, il l’a fait, lui. Ne l’imitons pas, nous ne sommes pas créateurs mais juste usagers donc la privation de liberté dans un lieu surveillé et sectaire jusqu’à la fin de ses jours, tous ses jours…

La récidive possible n’est pas une option. Trop grave.

Un détail qui a son importance, l’autorité est l’autorité, dans ce geste, il y a eu une atteinte à l’Etat, même si on n’est pas d’accord sur son fonctionnement parfait ou pas, il est le garant de tous les citoyens, normalement.

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Eté 2009

Marina était battue, mais pas les autres enfants…

Cette petite est morte sous diverses tortures, sans un geste d’accalmie.

Y a-t-il quelqu’un qui aurait voulu sa place ?

La tentation est grande, face à ce genre de délit, d’être extrême et de partir dans la vengeance. Le malheur de cette dernière c’est qu’elle ne rétablit pas la justice. L’enfant est morte.

Ce qui est important n’est pas de punir par reproduction de la même violence mais plutôt d’obliger les tueurs à comprendre, même une fraction de seconde, qu’ils sont les seuls coupables. Le degré de souffrances et de cruauté doivent leur traverser la conscience, juste une fois, c’est le seul moyen de respecter la mort de l’enfant.

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juillet 2011

Breivik
Celui-ci se place comme un justicier agissant en prévention, son « plus » est qu’il soit passé à l’acte.

Il est sans limite et les peines de sûreté, éventuellement prolongeables sont à double tranchant. Soit les lois et les compréhensions du futur seront meilleures, soit elles auront oublié le véritable préjudice qui est la mort de 77 jeunes gens, dont certains à bout portant.

Et la prévention de Breivik est une tare innommable qui fait dire au parquet norvégien qu’il est malade. Donc, il faut le soigner mais jusqu’à la fin de ces jours car la simulation est une monnaie très courante.
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Le point commun est que tout ce monde fait parti des humains et que tous ont un droit à la justice.

Le doute tient dans les excuses des meurtriers. Beaucoup d’entre les hommes ont vécus des expériences traumatisantes ou excessives et peu passent à l’acte. L’uns comme les autres effectuent des choix.

 

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Depuis que cet article a été rédigé, il y a eu tellement de crimes en si peu que l’on est presque en état de guerre. Enfin ! Pas encore mais on la fréquente tant qu’elle en devient un sujet permanent.

Sylvie BRIERE