Malvoyances et cécité

 

Malvoyance et cécité acquis

 
Question
Peut-on prévenir le manque d’informations, pour agir autrement grâce à des rééducations adaptées et spécifiques, lorsque l’ophtalmologiste pose un diagnostic et/ou un pronostic de malvoyance ou de cécité acquise ?
 
 
Ø Qu’est-ce qu’être non voyant ?
Selon L’OMS, toute personne ayant une acuité visuelle inférieure ou égale à 1/20ème, avec ou pas de perception lumineuse, est considérée comme non voyante.
 
 
Ø Qu’est-ce qu’être mal voyant ?
Une personne est considérée mal voyante lorsque son acuité visuelle est égale ou inférieure à 4/10ème du meilleur œil avec correction (quand elle est possible) et que le champ visuel est inférieur ou égal à 20°.
 
Surtout, ne restez pas isolé à l’annonce d’un diagnostic comme celui-ci, il existe des associations, des structures et des professionnels pour vous permettre de faire autrement avec un handicap visuel.
 
 
Dans quel but doit-on faire autrement ? Pour pallier le handicap par un apprentissage de locomotion, par exemple, mais aussi afin de garder une dextérité dans cette société si rapide. Cela s’avère très utile en tous points.
 
 
Ø Comment faire ?
La première démarche est de se faire reconnaître par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) en remplissant un dossier. La commission statuera sur le taux d’invalidité pour ouvrir les droits éventuels.
Puis suivant le taux de reconnaissance de handicap, le statut officialisé engendrera parfois un suivi bien encadré.
 
 
 
ØPour exemples succincts, voici quelques unes des structures pluri disciplinaires de réadaptation spécialisée
- la Fondation Sainte Marie à Paris
- l’ARAMAV à Nîmes
- Mais aussi les centres de rééducation « basse vision » à Dijon, Lyon, Limoges, Angers, Clermont-Ferrand, Ballan-Miré (37), Le Mesnil-Esnard (Rouen), Saint-Gaudens, etc.
 
 
Ø Rejoignez-nous sur
 a assoc.france.prevention chez gmail.com
 o au téléphonez-nous au : 01 71 20 68 29,
p pour obtenir une liste d’associations très impliquées !

 
Ø Le diagnostic : êtes-vous mal voyant légal ou pas ?
 1 - Tout d’abord, demandez à votre ophtalmologiste une prescription et passez ensuite un bilan orthoptique et un champ visuel avec un (e) orthoptiste spécialisé (e) en basse vision, si vous estimez avoir des troubles visuels.
À l’issue de ce bilan, un protocole de rééducation adapté à chacun est proposé, c’est primordial.
Pour obtenir les coordonnées du professionnel le plus proche de chez vous, vous pouvez vous renseigner aussi nous contacter, nous vous orienterons.

 
 2 - L’étape suivante est souvent de demander une prescription pour passer une évaluation en locomotion. Cette dernière permet de bien mieux comprendre vos limites lors de vos déplacements autonomes, le but est l’acquisition d’un maximum d’aisance et de sécurité.
 
 
 Les instructeurs de locomotion travaillent soit en libéral, soit en institution ou encore à domicile. Leurs prestations sont parfois non remboursées par l’Assurance Maladie, il faut y être vigilants.

 Précisons encore que la locomotion ne veut pas forcément dire qu’il faut adopter une canne blanche (non voyants et mal voyants) ou jaune (exclusif aux mal voyants).
 
 
 
 3 – Il est confortable de poursuivre par une évaluation « Activités de la Vie Journalière » pour un quotidien soulagé (s’installer devant son repas, faire sa toilette, accomplir des tâches comme la cuisine, le ménage, les courses).

 
Ø Quelques sont les moyens de communication disponibles ?
- - Les gros caractères
- - Les aides optiques
- - Les outils informatisés et en gros caractères pour les écrits ou les synthèses vocales
- - Le Braille (peu utilisé)
 - IRIS
- - Easytime… 
 
 
La liste n’est pas exhaustive !
N’hésitez pas à vous renseigner auprès de Association France Prévention pour en savoir un peu plus.
Tous les professionnels de la vision changent régulièrement leurs moyens de soutenir plus facilement votre quotidien.


La culture et les malvoyants, les aveugles
En France, plusieurs musées sont accessibles via des visites adaptées, dont certaines comprennent la découverte tactile d’œuvres, des spectacles en audio description, sans oublier les maquettes, pour les principales.
 
 
 Ø Le sport
Le sport est possible en adapté et il existe des clubs dans divers endroits de France.
Pour les personnes non voyantes, la pratique de sports spécifiques est possible, exemple le Showdown, le torball.
De nombreux autres sports en inclusion ou pas comme le tandem, la randonnée, la natation, le ski, l’escalade, le tir à l’arc, la pétanque etc. sont praticables un peu partout en France.
 
Précision : anciennement on parlait d’intégration et l’inclusion d’aujourd’hui signifie « intégration individuelle dans un groupe de valides ».



 Ø La lecture
Elle est possible en gros caractères ou avec certaines aides optiques pour les personnes mal voyantes. Et surtout, elle est accessible à tous par des livres sonores que l’on trouve dans les bibliothèques sonores d’associations ou même parfois dans des bibliothèques locales.
Il n’est pas nécessaire de se déplacer car un dispositif est mis en place et tout passe par la Poste, gratuitement.
 
 
 Ø Le chien-guide
Pour en obtenir un, une évaluation en locomotion sera exigée car il faut être autonome pour y prétendre.
 
 
Pour toutes informations supplémentaires, n’hésitez pas à vous rapprocher de
Association France Prévention au 01 71 20 68 29
ou par courriel assoc.france.prevention chez gmail.com

Votre autonomie, votre sécurité et votre bien-être peuvent s’améliorer.
 

Un don, une adhésion, nous vous accompagnons : https://www.associationfranceprevention.org/Bulletin-d-adhesion-740.html

 
 
Dominique BOULIER
Instructrice de locomotion, membre du bureau Assoc.Fr.Prev.

 
 
Nous agissons dans la prévention et non dans l’urgence.