La Reconnaissance mais aussi…


 
RECONNAISSANCE
 
 
 
Elle débute à la naissance : reconnaître son enfant et lui donner un nom. Voilà un point distinctif d’avec le monde animal, dont le mode de reconnaissance de la descendance, est beaucoup moins formalisé et décidé. Ce qui est sympathique est la suite. Sur cette consécration, nos sociétés humaines y ont rajouté beaucoup d’éléments : revendication, appartenance, sang, race, supériorité, infériorité, consanguinité… mais aussi clan, chaleur, groupe, famille, solidarité…
 
La reconnaissance, normalement, devrait s’infiltrer un peu partout et faire le lien avec la politesse. Il n’est pas question, ici, de condescendance et de son versant d’exagération mais juste d’un signe, d’une parole incitatifs à l’acceptation d’un don ou d’un travail, d’une avancée que les uns ont pu offrir aux autres.
 
Dans les périodes troubles, plus personne ne pratique cela par peur d’être absorbé et même avalé. Le partage homologuant la reconnaissance, tout le monde croit devoir y perdre sa dernière chemise et pourtant, la dame se manifeste sous des aspects comme un sourire, un merci, un compliment… Qui a parlé que ces trois-là sont éternels et embringuent sur la vie et la mort ?
 
Et il y a aussi la reconnaissance de dettes. Elle fait suer celle-là, qu’elle soit justifiée ou pas.
Lorsque le mot s’apparente à la célébrité, plusieurs réactions chimiques se mettent en route. On parle de jalousie, d’envie, de béatitude et d’admiration mais encore de commentaires de tout bords, de rapt, d’esprit de corps et ainsi de suite. La reconnaissance célèbre mobilise ses foules d’où sa rareté du vivant du reconnu. Les raisons sont encore tellement nombreuses mais en voici quelques unes : ça écorche l’esprit, il faut versé les droits d’auteurs, accepter que l’autre est plus malin, beau ou talentueux ou alors les émules se mettent en route et font des copies conformes ou pas par
reconnaissance du modèle d’origine.
 

Sylvie BRIERE