Réponses question UNE de M. Macron 14.01.19

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Réponse à la question UNE, de la lettre publique de M. Le Président de la République Emmanuel MACRON, du 14 janvier 2019.

Je propose un exposé concentré et généraliste car ma formation et mon métier de manager me positionne dans l’organisation et la synthèse avant la mise en action qui elle, s’adapte à ses propres exigences grâce aux protocoles et aux principes réfléchis en amont.

Sur la base d’un constat de bon sens, je considère l’État seul garant de l’ordre social, économique et sécuritaire. Il ne s’agit pas d’éliminer les autres acteurs composant la société française mais bien de renforcer le vote et sa légitimité. Le citoyen et les corps intermédiaires peuvent s’impliquer par un mode de protestation, référendaire ou par le vote mais la délégitimation de l’État semble un danger concret au regard de pays ayant laissé le phénomène prendre de l’ampleur jusqu’à laisser s’installer une guerre civile.

De plus, un État fort reste un État juste et c’est le seul lieu de revendications des français à cette heure. Le reste n’étant que l’application.

La question :

1- « Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. »

  • Au départ, les 35 h furent pour créer de l’emploi alors qu’il semble qu’il n’y ait pas eu l’effet d’embauche attendu puisque le chômage augmente.

Les heures libres n’ont pas débouché sur une consommation supplémentaire et les heures non travaillées n’ont pas été transférées sur l’embauche. Ce ne sont pas les 35 h qui posent problème en elles-mêmes. Il s’agirait d’un manque de moyens des entreprises… De moyens financiers. Les charges augmentant les entrepreneurs n’ont pas de prévisionnels d’embauches. Et donc, les RPS (Risques psychosociaux) augmentent sous la pression d’un travail répartit en 35 h et non en 39 h. Si l’on reprend l’expérience des 39 h travaillées, sans embauche et sans consommation supplémentaires, les RPS étaient bien moins évidentes.

  • La défiscalisation des heures supplémentaires reste un moyen pour l’employeur de ne pas embaucher et de solliciter en plus ses employés déjà intégrés. La mise en danger de ses deniers est un risque encore plus concret si l’employeur ne joue pas le jeu.
  • La défiscalisation des charges salariales apporterait-elle une embauche concrète ? Les 35 h ont été posées dans ce sens, les résultats sont évidents même aux plus éloignés de la réflexion de l’organisation dans l’entreprise. La défiscalisation reste un apport récent pour le salarié et si l’on observe l’employeur et ses agissements sur les 35 h, on peut supposer qu’il se campera sur l’absence de nouvelles embauches.

Il semble que l’exonération des charges ou le soulagement des charges sur le salaire reste la demande silencieuse de l’employeur qui souhaite par ce biais obtenir de meilleurs résultats immédiats et un fond de roulement plus fluide. La paralysie n’est pas endiguée si l’employeur se contente d’une entreprise sans investissements, ni envergure.

En somme, un pan du sujet serait la liquidité de la trésorerie. Les salaires en ponctionnent une grosse partie. Ce qui fait dire que les salaires sont une charge comptable (un fait concret) mais en plus, ils sont une « pénalité » pour l’employeur qui lui va soit embaucher en CDD, soit licencier, soit répartir la tâche sur les travailleurs déjà dans l’embauche ce qui imposera une sur-cadence.

Notons que la fermeture de chaîne de montage ou de production coûte parfois plus cher que de surproduire.

  • Tant qu’au salarié, il n’y a pas que la rumeur d’une crise sans fin. Il est confronté à un loyer représentant 30 à 40% de son budget et parfois, bien plus. S’ajoutent les énergies et les charges incompressibles de plus en plus étendues dans leur diversité. Juxtaposons à cela les conditions de travail, le transport et l’usure morale, les travailleurs ne s’investissent plus dès les premiers heurts sur la tâche.

Les conflits ne portent pas que sur ces sujets et ils se confrontent à d’autres travailleurs désinvestis mais sur d’autres métiers… Et l’engrenage se met en route. Si l’on regarde la société se diviser entre ceux qui peuvent et gagnent et, ceux qui perdent… Le civisme ne s’en sort pas.

Le vol du savoir-faire n’est pas étranger à la situation non plus donc, il y a confrontation à l’immigration, perçue comme dangereuse pour la conservation du patrimoine et du reste.

Le versement de ses impôts n’est pas une contestation du citoyen mais bien un trop plein de contrainte au même titre que l’employeur citoyen, aussi.

Lorsque l’on se sent enfermé, il y a synthétiquement trois réactions possibles : la passivité, la violence ou le militantisme.

L’embauche reste le pilier de la solution, faut-il que le travail, la tâche soient en rapport avec le tavailleur. La formation, tout le monde en parle mais qui peut y accéder ?

En plus de l’embauche, les investisseurs sont le secours normal. Il faut donc, développer une attractivité en dehors de la consommation pure.

Problème : tout cela est tenté depuis près de 30 ans…

Qui est responsable ? Sans doute, le modèle économique en son entier, la chute des uns entraînant celle des autres.

L’alarmisme n’est pas le sujet, le réalisme est visible sur les répercussions « santé-éducation-qualité de vie » des français.

De la ressource cachée (système D) ou de la production invisible (bénévolat), qui fait la différence par rapport à d’autres pays ?

Solutions : La réappropriation du travail sur le territoire, une forme d’unification des échelles de salaires et des avantages sociaux… Dans le sens économique pur. Et établir des prévisionnels d’investissements sans être dans la compensation financière directe mais bien dans le résultat à moyen et long terme sur la relance.

Cela peut apparaître simpliste mais en réalisant cet audit, on y verrait bien plus clair sur les inventaires (chiffres, stocks, emplois, matériels et biens)…

Les supports et acteurs financiers ont été réformés ou transformés, au même titre, l’entreprise doit faire ce travail sans particulièrement prendre la solution la plus facile par le licenciement, la délocalisation.

Ce schéma engendre forcement des lacunes puisqu’il trace un spectre large, l’adaptabilité qui manque tant à notre pays doit revenir en force et la confiance de collaborateurs audacieux, avec.

Sylvie Michèle BRIERE, présidente