Seniors 2010-18 et conscience collective

Les seniors


Société qui vous déclare seniors à 45 ans et demi si ce n’est pas à 40 !

Société qui déclare seniors avec en sus, une belle perspective qui serait de sortir de l’entreprise au plus vite.

Société qui ne tient pas compte des 40 années de travail produit et qui peut dire, écrire et surtout courageusement penser : ’tu es un vieux !’

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Société plus macabre qu’avant, quand elle était moins grande ou plus jeune…

Car seniors ne signifient pas que l’on vous offre du repos après avoir trimé. Non, il s’agit bien d’une mise à la casse sans prime. Aucune.

Société qui regarde, qui scrute et qui peut filmer un suicide en direct en disant que c’est du cinéma. Elle peut aussi en diffuser les images partout en quelques minutes comme si tout le monde attendait cet événement précis, en rdv du jour.

Société qui filme un assassinat, l’assassinat d’un jeune, d’un plus jeune que nous les seniors de 40 ans et plus…

Les seniors de 55 ans et plus sont en légion à faire la manche car plus personne ne veut d’eux. Ils sont abandonnés sur l’échiquier de la vie pendant que leur petit chat ou chien se dore la pilule au coin du feu ! Lui, on le garde.

Il y avait une habitude dans les temps passés. Elle consistait à prendre soin des bébés et des… Vieux !

Qu’est-ce qui a changé ? Ce sont les neurones qui se sont automatisés et ils impriment un programme où il est question de ’on a qu’une vie’.

Pas mal car en principe, on la doit à son père et à sa mère !

Attention à ce que l’avenir réserve aux jeunes. Cela s’appelle en général, le vieillissement.

Oui ! Si l’on peut !

Et les vieux que pensent-ils des vieux ?

Regardez autour de vous combien de faux seniors croisez-vous ? Combien de vrais ? Regardez s’ils ont bien de quoi manger et dormir car eux, ils ont empêché leur sommeil et leur faim pour donner la becquée… Peut-être à vous qui lisez… 

La becquée collective, celle qui permet à tout un pays de tenir la cinquième place face au monde, cette becquée-là n’est plus ce qu’elle produisait !

Seulement, je prends un coup de sang, face à des êtres froids, eskimos dans l’âme, dont ils disent qu’elle n’existe pas. 

Sylvie Michèle BRIERE