Chasse, arme et permis

Pour avoir un droit de chasse, tout le monde sait qu’il faut obtenir un « permis de chasse ».

Récemment, j’ai reçu une élève journaliste qui a soulevé le sujet de la sécurité ou de la facilité d’obtention du permis. Elle pensait qu’il était « facile » de l’obtenir.

La précision de cette jeune dame tenait dans le fait qu’une arme de chasse est accessoirement une arme déclenchante dans le cadre d’un accident mais aussi, dans le suicide. Nous avons énoncé un meurtre dont le père s’est rendu coupable envers son fils pour ensuite, se suicider.

Les armes à feu dans le suicide sont un choix plus masculin que féminin, les statistiques de l’Inserm le prouvent. La chasse aussi.

N’y a-t-il qu’un pas pour établir un lien entre le suicide et une arme de chasse ? Non pas vraiment, bien qu’il soit important de s’interroger sur ce triste phénomène qui en 2020 est reparti à la hausse.

L’élève journaliste a posé ses préoccupations sur la facilité de délivrance du permis qui lui, entraînerait un droit à détenir une arme de chasse. Elle s’est interrogée du coût modique du permis de chasse et de sa facilité a être délivré. Elle a évoqué la facilité à déclarer l’arme.

Ce qui est perçu également par le grand public qui est engagé pour ou contre la chasse et les chasseurs de façon assez tranchée.

Avec évidence, le sujet du port d’arme en France se pose lorsque l’on parle de chasse mais surtout, de ses accidents et parfois de ses suicides.

Rappelons que pour déclarer un suicide, il faut un médecin legiste qui établit la cause du décès. Dans le cadre d’une arme à feu, cela peut paraître évident mais une enquête de gendarmerie soutient toujours le travail du médecin.

Ce qui traumatise la population en général, ce sont les armes retournées contre soi après avoir tué une personne de l’entourage ou encore les balles dites perdues qui engagent un diagnostic d’accidents et non de crimes.

La population est atteinte moralement lorsque le suicide est aussi raté et qu’il entraîne un handicap sévère à vie.

La notion d’injustice et l’impression de subir provoquent un malaise car la chasse oscille entre sport et loisir.

N’est-ce pas normal que la population s’interroge et qu’elle veuille une sécurisation maximale ?

Sylvie BRIERE, fondatrice.

https://demarchesadministratives.fr/demarches/obtenir-le-permis-de-chasser