La ou Les violence.s faite.s aux femmes

La/les violence/s faite/s aux femmes

féminicide
féminicide

Sylvie Michèle BRIERE, le 19 février 2019.

Il n’y a pas de petites maltraitances. Du « Tu n’es qu’une fille » à « espèce de salope » et autres mots (parfois quotidiens). C’est pour cela qu’Association France Prévention s’est toujours préoccupée de la condition des femmes.

Ce jour, nous sommes démoralisés car nous avons constaté vingt-cinq décès de femmes par tortures et assassinats, qualifiés de faits divers. Il s’agit de femmes de tous âges, tuées par leur mari, compagnon, ex ou amants. La vingt-sixième victime avait soixante ans et a été assassinée par son fils qui lui, était sous le coup d’une surveillance rapprochée.

L’homme doit-il constituer une crainte tacite quotidienne ou encore une peur viscérale de chaque seconde dans le regard de la femme ? Le silence doit-il continuer ? Le cœur doit-il se durcir ?

L’État français, depuis les années 1960, a grandi progressivement pour offrir des solutions contre les assassinats domestiques, commis souvent devant les jeunes enfants et brisant les familles.

Les dispositifs, qu’ils soient associatifs ou provenant du Planning Familial, n’obtiennent toujours pas les résultats que les femmes, les familles ou la société réclament.

Comme à l’accoutumée, l’Association France Prévention n’exige pas, n’invective pas mais s’inquiète sur un sujet de dignité et de sécurité collectives. On ne peut pas consentir à une imprégnation culturelle (habitudes ou idées) à connotations sexistes, sexuelles déformées, violentes, méprisantes juste sur une appartenance au sexe féminin.

Doit-on continuer à accepter qu’une partie de la population soit victime d’une délinquance permanente et « électrisante » ?

L’État français a donné ses réponses mais elles ne suffisent pas, malheureusement.

L’Association France Prévention est consciente qu’il est impossible d’être omniprésent et de ce fait, elle élève sa voix pour protester contre les violences de toutes sortes prodiguées envers les femmes mais aussi contre les violences envers les enfants et la violence en général.

Posons cette question claire : qui pourrait être fier de dire à ses futurs petits-enfants : « Mon père a tué ma mère » ?

Plusieurs mouvements voire lobbys, en France comme à l’étranger, tentent par vague successives d’interpeller l’opinion publique et moi, Sylvie Michèle BRIERE, fondatrice et présidente d’Association France Prévention, je m’étonne personnellement d’observer à chaque action importante, une réponse singulière qui consiste à une augmentation des violences.

Si quelqu’un y voit une provocation de ma part, il le peut et je réponds par avance ceci : « qu’est-ce qu’une provocation à côté d’une femme de vingt ans, enceinte de six mois, poignardée dans son lit par le père de l’enfant à venir ? »

Personne ne peut et ne doit s’habituer.

Constater est une partie du sujet, comprendre la raison des actes a été tenté, éduqué différemment n’est pas encore parfait dans toutes les parties du Monde. L’Association France Prévention se pose la question simple de comprendre comment l’Humanité se perçoit. Est-elle satisfaite de ses résultats en matière d’humanisme ? Regardons le quotidien dans la maison, l’entreprise, la rue et posons encore une question : « qui aimerait être traité de gourde, de moche, de « t’es pas mon genre », de trou, de chieuse, de pauvre fille, d’incapable… ? » Le reste est à votre connaissance.

Complétons cette question par une autre : « qui pourrait mettre au monde des enfants en sécurité, dans le calme, en ayant subi au moins une fois des menaces sur sa vie ? » Je sens une réponse arriver : « Elle m’a énervé »,

une autre réponse : « Elle n’avait qu’à pas »,

une autre réponse : « Elle est là pour ça »,

Et la dernière est que je vous laisse compléter la liste de vérités sans vérité.

La femme aurait pour rôle de séduire, la séduction entame-t-elle la soumission ?

Depuis quarante années et plus, en France, tout a été dit sur ce sujet. Il semble pourtant qu’une faute inconnue s’inscrive, n’est-il pas temps d’en parler visiblement ?

Pour conclure, la notion d’amazone engendrant elle aussi la vengeance, n’a jamais été en lice dans l’histoire féminine car cela aurait déjà été fait.

N’évoquons donc pas le mauvais caractère systématique des femmes pour justifier ce qui ne peut pas l’être. L’obligation d’adhérer à la victimisation sclérose l’éducation des enfants et les hommes ne peuvent en aucun cas rester ceux qui remplissent le plus les prisons.

Si Association France Prévention se positionne sur les faits, elle doit également se positionner sur les solutions. Sa fondatrice et présidente ne demande qu’à le faire sans être spoliée de ses réponses.

La spoliation pourrait venir par le silence, par la récupération, par la déformation et cela serait dommageable à la sauvegarde d’une société française souffrante.

Les mauvais acteurs de cette triste page historique et mondiale ayant coutume de dire et de répéter qu’ils n’ont rien fait et étant une femme je considère que par ce triste et simple biais, ils enterrent vivantes toutes leurs victimes potentielles.

Il en est ainsi de bien nombreuses exactions et exterminations. Il faut parfois des siècles pour reconnaître les indignités.

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/126036/en-france-2-femmes-sur-100-subissent-des-violences-pendant-leur-grossesse-communique/

Les violences à l’encontre des femmes y compris pendant la grossesse constituent un problème majeur de santé publique. Elles peuvent entraîner la mort, le handicap, et différents troubles de santé mentale et physique, que ce soit chez la mère ou pourl’enfant à naître. Une équipe réunissant des chercheurs de l’Inserm et l’Université de Paris au sein du CRESS (Centre de recherche en épidémiologie et statistiques), a enquêté sur la fréquence des abus physiques pendant la grossesse, ses conséquencespour la mère et pour l’enfant, ainsi que les caractéristiques associées à ces violences,dans le cadre de l’Enquête nationale périnatale de 2016 qui incluait plus de 12 000 femmes. Publiés dans le Maternal and Child Health Journal, leurs résultats estiment qu’1,8 % d’entre elles ont subi des violences physiques pendant leur grossesse.