La parité

La parité

Prévention par l’étude

Il existe des mots étonnants et ils le sont, sans aucun doute, plus par leur usage que dans leur sens immédiat. Le mot parité, qui a son heure de gloire depuis une bonne décennie, fait parti de ce lot.

L’intention part, à n’en pas douter, de ce que l’on appelle un bon sentiment ou une belle intention. Sa signification s’attache à mettre un point d’honneur sur un sujet qui vaut de l’or pour les conséquences qu’il implique.

 

Imaginons que l’on exige l’application d’une égalité absolue entre les hommes et les femmes, il faudrait d’abord déterminer quel serait le modèle de références à dupliquer.

 

Si l’on prend les attributions dites féminines et que l’on se met à les imposer aux hommes, au fond, au départ les dames auraient très certainement une grosse tendance à rire, ce qui ne plairait pas aux hommes, même pas du tout et 2012 serait l’année du chaos définitif… (c’est pour détendre le sujet…)

 

Inversement, si les hommes sont considérés comme des modèles sur lesquels on doit orienter les options de vie de chacune.

1 - Il faut, donc, reconnaître que les hommes ont des prérogatives matérielles préférentielles et multiples, ce qui engendre le droit de faire tous les procès à base de luttes contre la discrimination.

2 - Il faut aborder de face, le premier chapitre passionnant de la ’Libération’ des femmes puis vient celui de leur parité auprès des hommes. Cette évocation s’accompagne alors du mot : annexion, qui en est le ’visuel’.

La conscience, et le poids de celle-ci, risquent d’être bien lourds au cas où il y aurait un réveil rapide. Et tant que l’on parle de libération en évitant le sujet de l’annexion, le fond ne sera jamais évoqué et il n’y aura pas d’annulation par un travail de deuil commun aux deux sexes, mais sous des formes totalement différentes.

3 - Cette évocation commence par la parole et se finalise par les faits, ceux de l’engagement l’un envers l’autre.

 

 La parité rejoint l’égalité. Elle se situe en sous-groupe actuellement alors qu’elle n’est qu’un mot de vocabulaire différent évoquant le même sujet. L’égalité, elle, est corrélée à la justice ou l’idée que l’on peut s’en faire.

La réalité profonde reconnaît très certainement, que beaucoup de femmes sont dans une équation très au-delà de tout cela. Nous sommes dans un vocabulaire politicien et masculin qui ne traduit pas une revendication systématique des femmes.

La notion d’égalité ne signifie pas quotte-part identique en tout mais plutôt, laissez-nous vivre telles que nous sommes et vous verrez, cela réalisera quelques prouesses humanitaires !

Pour que cela se produise, une deuxième obligation est à remplir, les femmes doivent être persuadées de leur ’droit’ au respect de leur existence et la troisième contrainte tient à l’offrir aux hommes…pour qu’ils l’appliquent ensemble.

Ceux-ci se trouveront dans l’envie de répondre qu’ils ont les mêmes demandes. Et pour relancer le débat, on (un médiateur asexué ?) mettra en évidence que les ’inégalités’ (le mot est faible dans certaines région du monde) sont plus nombreuses du côté féminin.

 

Les femmes ne sont pas hors concurrence et hors instinct de survie, bien au contraire puisqu’elles sont encore là. Mais le ’principe féminin’ ’aurait’ ou ’serait’ enclin à plus d’écoute, d’attente et de partage…

Enfin tant que ces dames n’ont pas le POUVOIR (apparent), leur position est globalement dans ce sens. Et il en va ainsi de tous, dès que l’accession aux privilèges ou à la puissance se fait, bien peu résiste aux abus qui peuvent éventuellement les accompagner. Des ARLETTE LAGUILLER ou des GANDHI et des Quelques Autres, ne sont pas très nombreux. Les privilèges sont confortables et redemandés. Fini le temps des écrivains se gelant les mains sur leurs manuscrits !
D’ailleurs, cela est totalement normal puisqu’il est possible de faire autrement en étant dans la parité, l’égalité et évidemment le partage qui va avec.

 

 

Depuis le temps que l’on galère sur la terre, les cataclysmes, les intempéries, la faim, les maladies, les accidents, on connaît. Et tout est là, certains y trouvent leur grandeur et solidarité et d’autres leurs profits.

Mais au fait, cette parité ne cacherait-elle pas une mine d’or en cours d’exploitation ? Le sujet, faisant recettes, est repris comme un élément à la mode et donc exploitable et bien sûr, rentable !

 

Et re, depuis le temps que l’on est sur cette terre n’a-t-on pas encore assimilé que toute intention ’pure’ s’accompagnait de son côté ’obscur’ (doutes et/ou malversations, récupérations), à quelques exceptions près.

La première méthode consisterait sans aucun doute à STOPPER définitivement ceci :

« Moi, je ne regarde pas la télé mais elle reste allumée toute la journée ». Sic.

Traduction : Je ne touche pas mais je touche et je dis que je ne touche pas !

 

Et si l’on évoquait la COMPLÉMENTARITÉ ?

5000 ans de discussions arrivent au grand galop, enfin le mot discussion est un euphémisme car les guerres et guérillas qui vont l’accompagner ont leur évidences.

L’art de ne pas être d’accord chez beaucoup d’hommes s’accompagne d’un art qui n’en porte que le nom, celui de la Guerre, très antinomique aux femmes (les ’vraies’) qui donnent la vie mais aussi à leurs homologues masculins.

Enfin des deux côtés, des exceptions sont là : des hommes qui ne feront jamais la guerre et des femmes qui agitent tout pour que les hommes la fassent. Au fond, c’est tout de même plus facile que de parlementer avec armes offensives.

 

Conclusion : la parité homme-homme ; femme-femme ; homme-femme ; femme-homme ne pourra se réaliser que lorsque l’on comprendra le message millénaire et ’publicitaire’ (5 fruits et légumes = un mâle, une femelle pour la survie) de Monsieur Noé et de son arche.

 

 

Sylvie BRIERE

9 Décembre 2011

 

PS :

  • Inutile que les croyants à option chrétienne s’insurgent contre une irrévérence envers le Bible, il s’agit d’une analogie moderne qui considère que Noé avait bien compris que sans l’homme la femme n’est rien et surtout vice versa.
  • Dans le ménage et la vaisselle, ce qui est régressif n’est pas la saleté que l’on enlève mais celle que l’on met quand on considère que c’est réservé aux femmes parce que c’est nul !