Les ravageurs



Prévention de la violence et de la discrimination


Extrait d’un dialogue :

oui sans aucun doute car on voit rarement un « bourreau » se mettre à plaider la cause de sa « victime ». En réalité les discriminations sont une pandémie mondiale que l’on s’empresse souvent de nier ou d’oublier pour, souvent, sauver sa peau, attendre un sauveur ou faire pareil. Quand on croit ne plus avoir rien à sauvegarder et que l’on préfère être mort dans la dignité plutôt que mort-vivant… : On ouvre grand sa bouche… Alors l’opposition redouble car ils savent bien ce qu’ils ont fait ou font… Et on part dans la Palestine et Israël, les noirs et les blancs, les immigrés et le racisme, les femmes battues et tellement d’autres… DONC LES DEUX PARTIES DOIVENT ARRÊTER ENSEMBLE ET POUR TOUJOURS. Facile à dire mais du tout à faire car chacun ayant eu ses traumatismes et ses acquisitions de rancœurs, des peurs et des souffrances infinies à vivre… Un club de crétins, ces humains qui se croient des lumières d’exception ! Tant que ce principe ne sera pas conscient et dégagé de toutes horreurs, on pourra patauger autant que l’on voudra.


Il y a des spécialistes en tout et même des chefs en tout.


Le prédateur a souvent une réputation de solitude.

Il a un don pour rallier à sa cause des personnes un peu fluctuantes ou encore en besoin ou manque de quelque (s) chose (s) mais aussi, de totale bonne foi et sans arrière pensée ou en confiance. Et il est doué en cette matière, le vilain ravageur. Il attire à lui comme un aimant, sur le plan social ou médiatique mais, pas tout à fait ou peu ou transitoirement, sur le plan privé.

L’autre point fort est qu’il est souvent dans une forme de club d’intérêts fermés et invisibles qui rapportent (en argent) beaucoup et vite, pour longtemps parfois.

Rarement justiciable car il s’est fondu dans la masse ou qu’il est en vue mais aussi parce qu’il est décideur en aval, avant tout le monde, précurseur en quelques sortes de ses idées et sans avertissement, il agit comme un aigle sur sa proie. En clair, il suit son film qui lui est propre et tisse une toile sur les individus qu’il a choisit dans un silence et une délectation immense. Cette phase de son travail lui procure presque plus de satisfactions que toutes les autres étapes car il en est le maître absolu. Il dispose d’une emprise sans limite et s’amuse, se renforce.

Le passage à l’acte est une finalité à son processus de pensées et surtout de survie. Il est en dépendance (quelque en soit l’origine) face à lui-même et sa recherche de prédation vient de là, uniquement.

Le plus terrible des prédateurs est celui qui vit en clan car il assure sa descendance et le relais tribal.

Les motifs de prédations sont très nombreux sur la forme mais le fond reste inchangé depuis des millénaires. Il s’agit de dominer pour avoir plus et ne pas partager mais surtout compenser.

Il n’est jamais question de valeurs ou d’amour bien que l’on ne parle que de cela et qu’on les agite comme des étendards puissants.

La racine de la plupart des maux de cette planète prend son origine ici. Depuis des millénaires, les prédateurs circulent et entament la confiance en soi, en un groupe, en une nation, uniquement par cet aspect si ténu et parfois destructeur, qu’est la prédation.

Cela n’a donc aucun lien avec les individus qui se donnent beaucoup de mal à diriger autant leur famille, entreprise ou état. Ils ou elles ne sont pas dans une absolue recherche de domination et de pouvoir et ils ou elles peuvent être pris dans un étau de dominant/dominé, au même titre que les autres.
 De toutes évidences, le pouvoir absolu est une preuve de nécessité de domination. Le pouvoir exclusif peut se profiler par une idée de rassemblement et de cohésion et le pouvoir laxiste rejoint sans doute un pouvoir absolu inversé. Le pouvoir permissif est en recherche entre l’autorité, la médiation et le respect des parties, celui-ci est presque impossible tout le temps pour être porteur et tourné sur l’avenir. Parfois, il faudra pour le faire appliquer sereinement des actes d’autorité absolue.

Le pouvoir est comme tout ce qu’un humain peut espérer : un moyen et par ce fait, seul, il se limite lui-même.

Lors d’une prédation, la victime cherche presque automatiquement à séduire son agitateur et c’est à cet endroit que l’on parle de « consentement » dans le langage courant et que l’agissant, lui, installe la culpabilité. Conclusion, les portes se ferment pour le prisonnier.

Il s’agit d’une description standard car dans le cas où l’emprisonné ne se culpabilise pas, dans la tête de son ennemi, il se passe une chose terrible ! On lui a résisté ! Et cette résistance apporte deux choses en même temps : un motif ou une auto justification pour continuer et la force qui va avec. Ce qui fait que même si la partie subissante souhaite se dégager, elle est invitée irrémédiable à fuir, disparaître ou vivre avec son ennemi jusqu’à la mort d’un des deux.

Celui qui trouve le plus souvent de l’aide sera celui qui a allumé tous les feux avec beaucoup de patience, d’ingéniosité ou même par le simple fait d’être le premier arrivé et d’avoir installé sa petite ou grande propagande.

Le pire du pire est la dépendance que l’on peut en avoir. Au même titre que le tabac, l’alcool et autre, la dépendance à la perversion existe. Elle passe pour une vérité.
Normal, puisque dans tout ce qui crée l’humanité, il y a un recto et un verso. Un effet positif entraîne un effet négatif. Et le pervers en joue savamment comme d’une vérité ou d’une caution à tous ses actes.

Le tueur de 77 jeunes gens, pour la plupart assis et surtout sans arme, sans même une idée de ce qui allait leur arriver, revendique ses actes dans la continuité de sa ou de ses logiques, qui consistent à être sur de ce qui les a commandité, accepté, activé. L’assassin se donne des justifications à lui seul et passe à l’acte. Lors de la tuerie, le « plaisir » qu’il a pris à cela, tue les familles de ses jeunes gens et il gagne encore une fois, en toute conscience et volonté.

L’interdépendance mal acceptée justifie toutes ses inaptitudes. En général, on est fier d’avoir des gens qui nous dépassent en intelligence, on les admire et on les soutient pour qu’ils puissent poursuivre leur œuvre entamée.

Pour prendre un exemple : un futur papa est plutôt très attentif à sa femme car elle porte une œuvre magistrale et à la naissance, il cautionne la nouvelle vie par un ensemble de protections, incluant tous les acteurs. Lorsque un est lésé, le déséquilibre s’installe d’emblée et dérive sur la souffrance des uns et la jouissance des autres, il y aura revendications et recherches d’exploitation.

Dans beaucoup d’endroits et sans aucun doute dans la rumeur colportée, il est dit que le bourreau est autant à plaindre que sa proie. A ce constat, il s’agit des mêmes raisons qui poussent à légaliser la prostitution, les drogues et pourquoi pas la vente d’organes sur personnes vivantes ou mortes mais aussi de permettre aux femmes d’être des mères porteuses et ainsi de suite.

La prédation la plus violente et intolérable est celle que l’on applique en aval, à l’origine ou à la naissance par sa propre caution d’autorité ou de fonction. Celle qui passe pour être « normale ».

Et l’autre acte de perversion totale est celui d’inverser la situation en rendant coupable la victime durant de longues et grandes années, sans un mot en tissant autour d’elle une toile bien solide, sans doute pour éliminer la concurrence, se donner du pouvoir ou lâcher ses propres incapacités.

 

Sylvie BRIERE