Les soignants

 

Médecins et infirmiers déplorent la dégradation du système de santé

(Egora - 24 mai 2018) 

Le 1er Baromètre sur la qualité des soins d’Egora et 360 Medics témoigne d’un fort sentiment de dégradation du système de santé français parmi les professionnels de santé. Les médecins interrogés lui accordent à peine la moyenne : 6,31/10. Les infirmiers sont encore plus sévères : 5.11. Surtout, pour 88% des sondés (77% des médecins, 92% des infirmières), la situation s’est dégradée au cours des cinq dernières années. En cause, la surcharge de travail et le manque de personnel. Viennent ensuite les contraintes imposées par les administrateurs et autorités et, en 3e position, le manque de moyens financiers. 79% des médecins estiment toutefois compenser la dégradation de la qualité des soins par un surinvestissement personnel, notamment dans la qualité de la transmission d’informations aux patients. Pour le Dr Grégoire Pigné, directeur général de 360 Medics, ces chiffres, tout comme les récents drames survenus aux urgences, sont le signe qu’un ’point de rupture’ a été atteint. ’Les données 2018 de la DGOS montrent qu’il n’y a jamais eu autant de soignants en France. Mais il n’y a jamais eu autant de patients, de prises en charge complexes’, pointe-t-il. 

Savons-nous pourquoi nous faisons bloc ?

Il semble que ce soit juste pour éviter une catastrophe comme celle de l’Irak et de la Syrie. On peut opposer une violence à mes mots et pourtant, en réfléchissant, il se trouve que nous sommes des décideurs et des conscients qui portons la santé morale et physique des humains.

Nos choix sont animés de raisons différentes mais ils se rejoignent sur le serment d’Hippocrate. Je n’ai aucun besoin d’être médecin pour le respecter et mieux, en faire un modèle pour l’appliquer.

Certains enfants de France et en France ont été touchés par un mal rare : l’enrôlement.

Et il y a nos soignants, c’est à dire VOUS.

Ce jour, il me faut évoquer le JE. Je me suis levée et je me lève pour la France. Pas pour de ’l’à peu près’ mais bien pour que vous, les enfants et les soignants vous soyez protégés. Il y a dix ans je vous ai rencontrés, il y a cinq ans aussi et il y a trois ans et c’est maintenant que peu d’entre vous sont prêts. A quoi ? A assimiler que l’on a osé laisser des professeurs de médecine se suicider et tant d’autres. Car lequel d’entre eux avaient envie de suicide à leur début ? Les jeunes en études en sont déjà là ! Leurs raisons ne sont pas que futilités, ni dérives.

Ma reconnaissance tient ici : mère, j’ai eu la joie aux tripes et c’est vous qui m’y avez aidée et même sauvegardée. Ma tribu n’aurait pas survécu sans vous. Sur tout le parcours de naissance et de vie, vous avez été vitaux. L’oubli et la lâcheté sont inconcevables. Je me lève pour les enfants, je me lève pour les soignants.

En face, nous avons des… innommables ! Ils ont beaucoup trop de complices.

Leurs consciences ne m’intéressent pas, ils sont responsables de leurs actes car adultes et en devoir de solidarité pour la Nation entière, le pays des Droits de l’Homme et de l’enfant, pays d’une révolution internationalement modèle !

Pour les destituer, il n’y a que trop peu de solutions. Le déterminisme et le silence sont les deux mamelles du fondement ’défense’.

Est-ce suffisant ? Non et leur rage tue. Pourtant, la justice ’juste’ les met en face d’eux-mêmes et de leurs actes. Eux seuls sont responsables. Réussissons ensemble en les arrêtant ensemble. On est bien calé déjà.

Malgré tout, sans cette République rassemblée nous n’aurons plus autant de forces et cela est attendu. Regardons comment la Syrie, le Liban, L’Égypte, l’Irak et tant, ont été minés. La France est en cours. Sans cette République rassemblée nous n’aurons que peu de temps de survie.

Personne ne peut tuer la République, ses enfants et ses soignants sans imaginer qu’il n’y ait pas de réponses ! Leurs armes ne sont pas du tout les miennes : ni les kalachs, ni l’intoxication, ni la division et encore moins le suicide ! Le choix est simple !

Association France Prévention a scellé ce concept dans ses statuts en 2010 et

Ne sommes-nous pas d’accord que dans la pagaille annoncée, nous sommes en phase ?

Avant de nous quitter, je pose encore ce qui suit, dans le but de démontrer que la dramatisation n’est pas dans mon investigation.

Le désert se crée sur un recul, il s’inscrit dans le manque de vocations et l’évitement du serment d’Hippocrate. Que va-t-il advenir de la science et de son engagement humain ? Cette distance est actée par les déserts médicaux.

Sylvie Michèle BRIERE, fondatrice et présidente 17 mars 2018

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