Chers enseignants,
Tout d’abord que pensez-vous de deux cafetières bien rodées au milieu de la « salle d’accouchement » de vos travaux respectifs et communs ?
Une qui ferait couler un café bien serré, au palpitant sur-actif ; l’autre laisserait un arôme discret et donnerait un jus parfumé mais tout en tendresse pour le cœur…
Pour les irréductibles du thé et de la tisane, la bouilloire…
Sur ce registre anodin et ni vu ni connu, il y a une économie substantielle de capsules polluantes pour la Planète, une économie d’électricité et d’eau.
Mais pas que ! Trop facile !
Il y a le regard… Vous savez le regard du collègue : « Ah non ! Pas lui ! » ou « Ah ma chérie ! Tu m’as tellement manquée ! Comment vas-tu ? »…
Le sujet est un peu à cet endroit quand même : se parler, se regarder, se pouiller ou s’apprécier, voire même se marier. Vous savez les métiers qui s’assemblent et font des petits élèves !
ok Revenons au sérieux de cet article.
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
Si l’on doit remonter sur ce qui nous amène à la vie quotidienne des enseignants génération 2020 et plus, on est obligé d’envisager un éditeur et la parution d’un livre. France Prévention La Suite a déjà donné et pour le moment, elle va se positionner sur un sujet qui ne fâchera qu’un minimum, si possible.
Mai 68, les suffragettes ou les intellos décrochés… Hop ! in the dustbin ! Oui, parce qu’il y a trop de sujets à traiter chez les « petits » à qui l’État doit un enseignement universel mais consistant pour que les diplômes obtenus soient motivants et donnent envie de devenir adultes.
Écrivons ceci : les parents et la société sont responsables de la déprime des enfants !
Responsables pas coupables ! Sans quoi, on va encore perdre du temps.
Reprenons, voulez-vous, sur la tournure d’esprit, le fond de nos engagements que France Prévention La Suite a explicité dans cet article :
Sur quoi la jeunesse se construit-elle ? - Parents
Plus particulièrement le passage sur l’héritage. En résumé, chacun des enseignants et des parents est plus âgé (Lapalisse) et chacun a été formé par sa famille, son lieu de vie, les « us et coutumes » de son développement et sa personnalité profonde.
Les enfants, qui entrent dans la classe tous les jours, sont en formation (important de l’’écrire) et ils évoluent grâce à des paramètres communs à la classe, à l’école.
La complication, il en faut une, est qu’il y a de telles multiplicités de cas que l’on finit par en être envahi.
Lesquels sont centraux, les voici dans l’ordre ou pas :
- l’âge,
- la résistance physique aux rythmes,
- le handicap et/ou la maladie,
- le niveau (capacités) d’assimilation des apprentissages,
- les conditions de vie (campagne, ville ou mer),
Les cas centraux des besoins vitaux permettent d’établir la trame, les procédures. Le but est l’obtention d’une considération imposée par la réussite de la pédagogie. Celle qui est entendue, écoutée, retenue.
Les enfants peuvent et doivent discuter à la maison de leurs convictions fondatrices et éducatives. L’instruction est à l’école. Ce qui oblige les parents à suivre les méthodes et les programmes pour ne pas embrouiller ou surcharger leurs petits (une méthode à la fois !).
Durant les pauses, dans un cadre dit « normal » (respectant la tranquillité et l’épanouissement des journées scolaires), les enfants se jaugent, s’affirment avec leurs camarades.
Les Libertés d’Opinions, des droits des enfants et de rassemblement sont des fonctions adultes qui dans une cour d’école sont spontanées et respectables. L’acquisition est sous-jacente et progressive par paliers de maturité et d’âges des enfants.
Seulement, les sujets civiques amenés alors qu’il s’agit juste d’écoliers, collégiens ou même de lycéens… Font écrire : « laissons l’apprentissage être le centre de l’instruction ». La vie civique est essentielle lorsqu’elle ne dérive pas sur un fond politique à peine caché.
Même le mot laïcité est devenu une cible. Les enseignants ne savent plus par quel endroit prendre leur métier.
Enseigner.
Juste enseigner.
Dans cette crise, les verbes se contentent d’être purs et ils vont à l’enseignement.
Darwin et Mahomet font partie de la vie de l’Humanité. Marcher dans la boue et sur la lune, aussi. Les enfants sont là, pour comprendre comment dans leur société d’aujourd’hui et de demain, l’enseignant propose de grandir intellectuellement et parfois, manuellement.
L’opinion dans l’apprentissage devient un champ réduit qui peut grandir dans la famille avec l’ensemble de ses acteurs. On discute, on élabore et surtout, sans oublier qu’il est obligatoire de revenir le lendemain à l’école avec les autres camarades qui eux, sont différents ou semblables mais comme frères et sœurs ! Pas chiens et chats ! Frères et sœurs de la Nation !
Faire de l’opinion
L’instruction s’est-elle laissée glisser sur l’opinion et non sur son métier : l’instruction ?
France Prévention La Suite pose la question et nous ne pouvons pas y répondre raisonnablement. Il s’agit d’une fonction de l’État qui a le regard sur les changements dans tous les territoires des Inspections d’Académie.
L’impression est tout de même peu positive, globalement. Les enfants n’arrivent pas à se concentrer sur l’apprentissage aussi facilement qu’ils le devraient.
Il n’est pas question exclusivement de l’usage des réseaux sociaux mais bien d’une ambiance où l’encadrement, tendre et ferme des adultes, manque.
La relation à l’avenir apparaît fortement altérée, le changement climatique, l’économie, les stupéfiants, autant de sujets très complexes.
Un enfant a besoin d’être rassuré et toute la littérature le concernant est unanime sur ce fait. Puis plouf ! Il arrive à l’école pour se confronter dès le cycle élémentaire à des sujets hors sujets, justement !
L’enseignant
L’enseignant n’est pas un tube digestif fonctionnel. Et encore le tube digestif se révèle parfois assez demandeur d’originalité.
L’enseignant pilier de son contrat de travail engagé sur une fonction ultra importante, doit être aimant de cette dernière sans cela, il ne sera pas assez solide. L’engagement et l’amour du métier ne suffisent plus non plus.
Il est impératif de retrouver un « corps » enseignant et celui-ci laisse au vestiaire « des trucs » qui sont très humains mais pas humains, au final.
Les rancœurs et les conflits sont une affaire de maturité. Les enseignants et les équipes d’encadrement sont là pour montrer l’exemple.
Va-t-on s’en sortir ?
Les enseignants savent. Donc, ils savent aussi ce qui est bon et moins bon pour eux.
Un bon salaire, de bonnes cadences, des réunions utiles, le chauffage en hiver et l’aération en été, les pauses, le droit de retrait et les écoutes.
On a déjà tout fait, tout compris.
On peut se tutoyer et se faire la bise dans les couloirs mais s’éviter et même pire, démontre qu’il n’y a pas que les parents qui divorcent. Les enfants, les chers enfants, s’engouffrent sur l’occasion d’imposer le droit de garde… Euh ! de choisir le cours et la forme du cours !!
Si France Prévention La Suite le sait, les enseignants le savent aussi.
Et si « on » leur faisait un peu plus confiance… Aux enseignants, évidemment.
« On » étant l’État et les ministères car la réalité sociale est rude, voire au bord d’une situation hors sujet. Et l’intervention de qualifications autres que l’enseignement devient un impératif.
France Prévention La Suite et sa fondatrice vous saluent, vous respectent et vous encouragent.
