Diplômes, serment, certification des professionnels de santé 07.26

Textes originaux - lecture ++

Le serment d’Hippocrate et cette certification (décret du 31.12.25) enracinent la confiance en son médecin généraliste, le soignant le plus visité et les autres médecins.

Votre attention sur le fait que le titre de DOCTEUR n’est pas délivré sur toutes les spécialités médicales. Et ce titre fait la différence sur les compétences, bien sur.

Même s’il n’a pas de valeur juridique, le serment d’Hippocrate est considéré comme l’un des textes fondateurs de la déontologie médicale.

Le serment d’Hippocrate

Son origine remonterait au IVe siècle avant Jésus-Christ.

Voici le texte revu par l’Ordre des médecins en 2012.

“Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.

Pour approfondir

https://www. cours-thales .fr/prepa-medecine/le-serment-dhippocrate/

Cet article est instructif autant sur l’utilité que l’historique et il n’indique pas que le serment d’Hippocrate est supprimé.

Certification périodique des professionnels de santé

un nouveau décret pour accompagner la qualité des soins

publié le30.12.25

sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/certification-periodique-des-professionnels-de-sante-un-nouveau-decret-pour

Le décret fixant les modalités de suivi, de contrôle et d’accompagnement de la certification périodique des professionnels de santé a été publié au Journal officiel. Ce texte marque une étape décisive pour la mise en œuvre concrète de ce dispositif structurant, au service de la qualité des soins et de la confiance des patients.

Instituée par la loi du 24 juillet 2019 et précisée par l’ordonnance du 19 juillet 2021, la certification périodique vise à accompagner les professionnels de santé tout au long de leur carrière, en soutenant le maintien et le développement de leurs compétences, l’amélioration continue des pratiques et la qualité de la relation avec les patients.

Ce dispositif concerne l’ensemble des professionnels de santé inscrits à un ordre – médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers, pharmaciens, sage-femmes, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues – ainsi que les praticiens relevant du Service de santé des armées.

Le décret précise le rôle des ordres professionnels et du Service de santé des armées dans le suivi de cette obligation, dans une logique prioritairement pédagogique et progressive. Il renforce également l’accompagnement des professionnels, notamment par les Conseils nationaux professionnels (CNP), afin de leur permettre de construire un programme d’actions adapté à leur pratique et à leur parcours.

Afin de simplifier les démarches, un téléservice national sécurisé, Ma Certif’ Pro Santé, est créé. Il permettra à chaque professionnel de disposer d’un compte individuel retraçant les actions réalisées et de suivre l’avancement de sa certification périodique. Conçu dans le respect des exigences de protection des données personnelles, ce système d’information a fait l’objet d’un avis favorable de la CNIL. Le décret définit par ailleurs les modalités de saisine de la Haute Autorité de santé afin de garantir la qualité, la cohérence et la conformité des référentiels élaborés par les Conseils nationaux professionnels, dans un cadre méthodologique harmonisé au niveau national.

Fruit d’une concertation approfondie avec l’ensemble des acteurs concernés notamment les ordres, ce texte apporte un cadre clair, équilibré et attendu par les professionnels de santé. Les référentiels détaillant les actions à réaliser seront publiés début 2026, afin de permettre à chaque professionnel d’anticiper et de préparer son programme de certification dans une démarche progressive et individualisée.

Stéphanie Rist : « Avec ce décret, nous faisons de la certification périodique un véritable levier de confiance et de qualité des soins. C’est un engagement collectif pour accompagner les professionnels de santé tout au long de leur carrière, reconnaître leur expertise et garantir aux patients une prise en charge toujours plus sûre et plus exigeante ».

Le cursus pour devenir médecin en 2026

Quelle est la durée totale du cursus, du premier cycle jusqu’au doctorat ?

En France, le cursus complet pour devenir médecin s’étale sur 9 à 12 ans, selon la spécialité choisie. Il est divisé en trois grands cycles.

Le premier cycle (3 ans) pose les bases théoriques. Il est validé par le diplôme de formation générale en sciences médicales. Le deuxième cycle (3 ans) correspond à l’externat. Il est composé de stages hospitaliers et de la préparation active aux épreuves de classement. Le troisième cycle (internat) dure de 3 à 6 ans selon la spécialité. Il se termine par la soutenance d’une thèse de doctorat en médecine. C’est le diplôme indispensable pour obtenir le titre de docteur.

Combien d’années pour devenir médecin généraliste ?

Le parcours pour devenir médecin généraliste dure 9 ans. Après les 6 premières années communes, l’internat de médecine générale dure 3 ans. Il inclut des stages en milieu hospitalier, en cabinet, et des formations complémentaires.

À l’issue de ces 9 années, le jeune médecin soutient sa thèse et obtient son diplôme d’État. Il peut s’installer en cabinet ou rejoindre une structure de soins.

Quelles sont les études les plus courtes en médecine ?

La médecine générale est la formation la plus courte parmi les spécialités médicales. Les spécialités comme la chirurgie, la psychiatrie ou la cardiologie demandent 4 à 6 années d’internat après le deuxième cycle, soit un total de 10 à 12 ans d’études.

Les cursus comme :

Une formation en 3 ans, au niveau licence, pour devenir infirmier / infirmière diplômé d’État

La formation en soins infirmiers se déroule sur 3 ans en IFSI (institut de formation en soins infirmiers), soit 6 semestres validant 180 crédits ECTS, correspondant au grade licence.

Que l’on soit admis via Parcoursup ou par la voie professionnelle (reconversion, formation continue), le cursus est identique : alternance de cours théoriques et de stages cliniques, avec un volume total d’environ :

2100 heures d’enseignements théoriques (cours magistraux, travaux dirigés, travail personnel guidé) ; 2100 heures de stages en milieu professionnel.

L’objectif est d’acquérir les 10 compétences du référentiel infirmier (soins, relation, organisation, prévention, éducation à la santé…), pour exercer ensuite dans tous les secteurs : hôpital, clinique, EHPAD, domicile, psychiatrie, libéral…

La kinésithérapie

PASS et L.AS 1, les voies principales pour devenir kiné.

Si vous souhaitez devenir kiné, vous devrez être admis en IFMK (institut de formation en masso-kinésithérapie) et valider 5 ans d’études. Bien que le métier fasse partie des professions paramédicales, il est accessible via un PASS (Parcours accès santé spécifique) ou une L.AS 1 (Licence accès santé), au même titre que les filières de santé MMOP (maïeutique, médecine, odontologie ou pharmacie).

ou

Entrer en IFMK après une L1 en science de la vie, STAPS ou sciences, technologies et santé

Une des spécificités du cursus en kinésithérapie est qu’il est également ouvert à des candidats de première année de licence en sciences de la vie, STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou de sciences, technologies, santé (STS).

Manipulateurs d’Électroradiologie Médicale

Quelles études pour devenir manipulateur radio ?

La formation de manipulateur radio se déroule en 3 ans après la bac via l’obtention d’un Diplôme d’État de Manipulateur d’Électroradiologie Médicale ou d’un Diplôme de Technicien Supérieur en Imagerie Médicale et Radiologie Thérapeutique. Ces deux diplômes, de niveau licence (bac+3), sont accessibles via Parcoursup sur dossier. La formation se déroule dans des instituts spécialisés (IFMEM), des centres hospitaliers (notamment les CHU) ou en partenariat avec des universités.

Le métier

Le manipulateur d’électroradiologie médicale participe directement, sur prescription et sous la responsabilité d’un médecin, à la réalisation d’investigations et traitements en imagerie médicale (radiologie de projection, scanographie, médecine nucléaire, IRM…) radiothérapie et explorations fonctionnelles. Grâce aux évolutions permanentes des techniques et des matériels, il occupe une place centrale dans les stratégies diagnostiques et thérapeutiques.

Quelles sont les missions principales d’un manipulateur en électroradiologie médicale ?

Identifier le type d’examen radiologique prescrit et vérifier les conditions de faisabilité auprès de la personne (état de santé, traitement en cours, prémédication).

Préparer les accessoires (films, caches, matériel médicochirurgical, etc.) et informer la personne sur le déroulement de l’examen.

Installer la personne, positionner l’appareil de radiologie.

Réaliser des clichés d’imagerie médicale (radiologie conventionnelle, IRM, scannographie, etc.) de diagnostic ou de dépistage de pathologie selon la prescription médicale.

Intervenir dans la mise en place de traitements thérapeutiques (radiothérapie, curiethérapie).

Surveiller les réactions, la tolérance de la personne lors de la réalisation de l’examen radiologique et intervenir si besoin.

Développer un cliché médical.

Surveiller les réactions, la tolérance de la personne lors de la réalisation de l’examen radiologique et intervenir si besoin.

Contrôler la qualité d’un cliché médical avant remise au radiologue.

Renseigner des documents médico-administratifs.

Définir des besoins en approvisionnement et passer la commande adéquate.

Vérifier le fonctionnement des appareils et informer le service maintenance, le responsable en cas de dysfonctionnement, etc.

L’aide-soignant

Durée de la formation : 12 mois

Nature de la formation : Diplôme national ou diplôme d’État

Niveau terminal d’études : Bac ou équivalent Type de formation : DE en paramédical

La sage-femme

L’accès aux études de maïeutique ou sage-femme

1er cycle : le socle fondamental 2e cycle : approfondissement et pratique renforcée 3e cycle : vers le diplôme d’État de docteur en maïeutique

La réforme des études de sages-femmes La réforme des études de maïeutique (passage à 6 ans d’études, création d’un 3ᵉ cycle, création du nouveau diplôme d’État de docteur en maïeutique à bac + 6) concerne les étudiants entrés en école de sages-femmes à partir de la rentrée 2024.

Les étudiants entrés en formation de maïeutique avant obtiennent toujours le DE (diplôme d’État) de sage-femme, à bac + 5.

A lire en plus :

https://www. gpm. fr/secret-medical/

France Prévention la Suite

Objet social : 005025 - autres supports de communication

Activité principale (APE) : 63.99Z - Autres services d’information n.c.a.

n° SIREN : 924333198

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