Il les lui faut toutes mais aussi ! - Criminalité, société

niveau de lecture +++

Effarant et pourtant quotidien ou presque.

Introduction

Le schéma du couple qui se fréquente avant de se marier a tenu plusieurs siècles. Ce concept donnait aux jeunes gens un cadre de « drague » qui a été considéré comme dépassé au cours des années 70, au point qu’à ce jour les couples qui se forment grâce à cette méthode d’approche… Ne le disent que très peu.

Cet article pose le sujet de la relation au masculin dans la société amoureuse. La femme et l’homme n’évoquent pas la sexualité et l’amour de façon similaire, chacun de nous le sait. La notion principale a été, durant de nombreuses époques, le tabou. Globalement, il correspond à une idée centrale d’interdit autour duquel, il a été posé des solutions qui n’ont jamais offert un équilibre suffisant. Les luttes ont été et restent multiples.

Nations Unies 7 avril 2025 Toutes les deux minutes, une femme meurt lors de sa grossesse ou de son accouchement

D’office, toutes les petites filles et toutes les femmes au Monde ont cette possibilité de mort.

L’intelligence et la puissance

Toutes les femmes instruites et dites intelligentes se confrontent à un mur qui prend beaucoup d’aspects : la domination, la spoliation, la déformation, la dérive psychologique (elle est folle), la maltraitance.

Fort heureusement, certaines bénéficient de la reconnaissance mais elle est bien plus rare que pour l’homme. Nous le savons tous, également et à cet endroit, il s’est installé une habitude, une tradition, un état d’esprit qui cautionne automatiquement que la femme est inférieure.

Le qualificatif d’inférieur ou supérieur étant distribué par le principe masculin que certaines femmes encouragent. Il n’est donc pas prévu d’être impartial et juste mais bien de manipuler une situation pour en tirer profit.

Comment le couple se donnent des chances de survivre ?

Chacun a pu et peut observer les couples qui l’entourent et au fil du temps se faire une opinion pour prendre ses propres décisions. Cette méthode est longue et surtout, elle s’instruit par un ou des exemples de proximité. Il s’agit d’une posture atavique qui limite les solutions.

L’information ayant fait un bond en avant par la mondialisation en route depuis près de deux siècles, aide à comparer les méthodes d’approche du sexe apposé, à comparer les résultats, à tenter un « autre chose ».

Le modernisme récent a proposé la contraception, les voyages, les vêtements pratiques, le travail rémunéré, l’instruction/formation, la répartition des biens, la propriété, les soins d’hygiène et de santé et tout le reste. Même la répartition de la nutrition est importante, les femmes se nourrissent d’autres choses que de ce qui reste. Cette approche se veut approximative et elle globalise une idée du progrès dans les sociétés occidentales.

Ce n’est pas égalitaire au gramme près, c’est juste plus fluide. L’Europe ne prend pas soin des femmes comme ailleurs dans le Monde. L’information circule sur toutes ces précisions.

« Un homme, ça s’empêche. Voilà ce que c’est, un homme. Ou sinon… ce n’est rien. » Albert Camus.

Si un homme çà s’empêche cela signifie aussi que cet homme-là se permet. Il se permet de penser à la place de… et d’imposer des concepts très enclavés comme « une femme çà ne pense pas », « çà chouine tout le temps », « çà n’est pas clair… » et tant. Et pourtant, une femme çà travaille sans cesse, çà se retrouve à la rue si elle n’est pas…

Un homme çà s’empêche, c’est à dire qu’il limite ses pulsions s’il est un homme sans quoi il n’en n’est pas un.

Est-ce mieux ou pire ?

L’évolution est l’évolution. La comparaison avec le passé reste une méthode pour mesurer le bonheur du jour. Seulement, le temps avance et ne se rattrape pas, on peut toujours tenter de vivre en 2026 comme si l’on était à l’époque de Charlemagne, c’est impossible. Certains de nos décalages intègrent l’option étrange de la fixité du temps et des événements… Vouloir le passé alors que tout change inexorablement.

La manipulation

Sait-on pourquoi certains et certaines ont besoin de manipuler pour exister ? Les pistes donnent plusieurs explications. Aucune ne se justifie.

La domination et le pouvoir ne sont pas des justificatifs.

Un individu intelligent prépare et instruit. Il pose ses raisons et explique.

Monsieur est insatiable

La virilité est un sujet dont on ne parle pas véritablement alors qu’elle est présente partout. On évoque les standards et les types fantasmés pour les femmes mais les hommes sont entiers, ils sont des hommes références de tout en tous points ou presque.

Lorsqu’une femme parle, on ne l’écoute pas ou que très peu. Elle répète jusqu’à l’épuisement… Elle ne travaille pas… Elle… Elle met des colliers et porte des sacs croco ou en plastique mais elle… elle… « Vient ici que l’on se parle », équivaut à une faveur que d’être sélectionnée parmi tant de tentations ! Une chance pour l’élue ! Voilà que si les femmes disent qu’elles souffrent, « un Doliprane » ou un « va te coucher, çà va passer » tombe.
Monsieur, lui a mal. Il souffre, on doit le soigner… Ce sont des clichés ? Non. Et si Madame ne veut pas, elle devient la bête à abattre car elle conteste. On s’en souvient et on sanctionne. Il n’y a parfois aucune introduction, « les filles c’est nul », un point c’est tout.

A-t-on envie de poursuivre sur cette musique de vie ? La plupart du temps, les hommes apprivoisent car ils savent ce qu’ils valent. Et quelques temps plus tard, tout part dans tous les sens ou les transactions et les soumissions perpétuelles se mettent en place. Il faut faire des concessions.
Ce serait drôle si, la souffrance n’était pas le point d’achoppement.

Le coffrage masculin qui consiste à être gentil parce qu’il est un infaillible séducteur ne colle pas du tout à une femme. Elle se sera une catin. Cette organisation permet au séducteur invétéré de manipuler et d’exploiter autant que faire se peut.

La femme ne sera pas la seule victime. Les enfants seront en danger et leur mère ne pourra que composer pour les protéger. C’est une occupation à plein temps, même la nuit.

Soyons tristement réalistes. Les « démembreurs » (vivre avec ce risque), les violeurs, les assassins en série et le reste ne se comptent pas beaucoup parmi les femmes. Les femmes tuent peu leurs propres enfants au regard du nombre total d’infanticides.

Alors « il les lui faut toutes » devient une banalité de conversation de café. « As-tu vu hier soir c’était la Marie qui en a pris dans l’bastringue. Elle n’est pas farouche la p’tite »… Cette expression et beaucoup d’autres… Il n’y a quasi que les hommes qui publiquement parlent d’exploits sexuels assez fleuris en verbe imagés, crus, dominants.

« Il les lui faut toutes » s’accompagne parfois de « elle lui a mis le grappin dessus » qui laisse entendre que les femmes font systématiquement exprès d’être enceintes ou qu’elles manipulent le « pauvre bougre » qui ne s’y attendait pas.

Il y a aussi l’excuse « je ne le ferais plus » qui autorise une pâle excuse éphémère, vite oubliée pour laquelle la future pulsion sera le coup fatal.

Avec çà, les enfants victimes d’inceste n’ont aucune chance de se défendre. La société ne peut pas excuser les auteurs masculins majoritairement exécuteurs de violences sexuelles, menaces concrètes de vie ou de mort.

Un géniteur ne peut pas !!

Faire naître c’est aimer la mère et l’enfant pour toute la vie.

Conclusion

Quand toutes les sociétés mondiales (ou presque) entretiennent une « culture du viol », le viol devient une banalité qui décime comme la rougeole ou la grippe, un accident de voiture ou une noyade.

On met en place plein de solutions contre la rougeole, la grippe, les accidents de voitures, les noyades !

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