La culture est-elle endémique ? - Société 2025

Niveau de lecture ++

Les fondamentaux

La culture

Définition Wikipédia

En sociologie, comme en éthologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » et comme « ce qui le soude », c’est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et inventé. Ainsi, pour une organisation internationale comme l’UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels, matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les lois, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances[1]. » Ce « réservoir commun » évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en de multiples manières distinctes d’être, de penser, d’agir et de communiquer en société.

Endémique

ENDÉMIQUE adjectif

Définition Académie française

Étymologie : xvie siècle. Dérivé d’endémie. 1. Marque de domaine : médecine. Qui a le caractère d’une endémie. Le paludisme est endémique dans les pays marécageux. Par analogie. Qui sévit en permanence. La pauvreté est, dans ce pays, un mal endémique. Dans cette région du monde, la guerre est endémique. Un chômage endémique. 2. Marque de domaine : biologie. Dont l’aire de répartition est limitée à un territoire, à un pays. Des espèces endémiques. Une plante endémique.

Notre sujet

Est-il possible de lier la culture au lieu ou à l’espace des lieux ?

Avec la Mondialisation, il est possible de constater que la culture n’est pas si facile à croiser, partager et adopter.

Les Espagnols gardent leurs spécificités, les Chinois, les Indiens, les… En réalité, depuis que l’on se mélange, se visite, se bagarre, il est clair que ce n’est pas si rapide que çà d’adopter les us et coutumes des uns et des autres.

Les anglais comme les soudanais ou les tibétains et beaucoup d’autres y compris les européens, fonctionnent sur des acquis ancestraux attachés à une mémoire collective du passé, des racines, des aïeux.

Si je livre mon expérience personnelle, j’ai effectué des séjours longs à l’étranger mais en aucun cas, j’ai pensé mes parents et mes grands-parents autrement que dans leur culture qui par logique est la mienne, également.

En fréquentant des personnes étrangères, de cultures très différentes, j’ai compris le sens humain de leurs besoins mais pas leurs ancêtres dans un ressenti vibrant, fort et donnant la chair de poule émotionnelle. Mes émotions ont été fortes à découvrir leurs cultures, le cap n’a pas été franchi de les adopter.

Nous ne sommes pas nombreux à adopter la culture des autres de façon exotique. Il est question de comprendre que les conquistadors tout comme les Vikings, les Huns ou Napoléon ont été des conquérants qui ont soumis par la force.

La religion semble le lien le plus fort pour absorber la culture locale, en posant de nouvelles façons de vivre.

La fusion optimiste de plusieurs cultures (habitudes, langues, modes culinaires ou vestimentaires…) n’est pas une évidence. On y comprend plutôt que chacun avance sur ses acquis et garde son trésor venant de l’enfance.

Notre questionnement

Est-il possible de demander à 8 milliards de personnes d’adopter un mode culturel unifié, sans que cela soit complexe sur les conséquences ?

On constate si l’on a voyagé que les autoroutes, les téléphones, les lits comme les assiettes ou les livres sont de manufacture unifiée. Il y a encore des originalités, elles viennent des terroirs.

Par contre, le mode vestimentaire si visuel, s’uniformise. L’activité économique y est pour quelque chose. De la Chine en passant par l’Europe, on peut voir le Jeans partout dans la population.

Le pantalon en Jeans et la Joconde sont deux réussites de l’éclatement de la culture adoptée universellement.

Sur l’adoption culinaire, les exemples sont nombreux : riz, pizza, frites, pain, fromage, vin, lait… La liste est longue.

Une réponse

Lorsque je vais au Musée du Louvre et que je me poste devant la Joconde quelques secondes, le monsieur japonais à côté de moi, le péruvien ou la dame suisse et les autres qui m’entourent, voient la Joconde tout comme je la vois… Enfin presque ! Ils la vivent dans leur compréhension d’être unique mais aussi comme leur éducation et culture leur ont présenté l’œuvre.

Chacun pourra repartir avec sa version unique du ressenti, de l’impression laissée par la Toile la plus célèbre du Monde.

L’Universalité est un concept de rassemblement mais pas de réalité. On universalise les objets assez facilement et ils sont adoptés par la majorité. La Nature pour la consommation alimentaire est assez bien assimilée mais pas tant non plus. Le riz cuit en France ne ressemble pas à celui que l’on prépare au Japon.

Constat

La diversité serait donc la source de la division et on saute sur le concept de mettre tout sur un modèle unique.

Mais est-ce le vrai problème ? La diversité offre de nombreuses solutions, si on la comprend sous un angle positif.

Et si le HIC était humain ?

France Prévention La Suite pour vous offrir un horizon différent.

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