Le cancer du col de l’utérus et prévention - vaccin

Ce 23 janvier 2020, Association France Prévention a été reçue par l’ARS Grand Est dans le cadre de la mise en place d’un renforcement de la prévention du cancer du col de l’utérus.

Contrairement à beaucoup d’acteurs médicaux, les participants ont insisté sur la prévention mise en place pour les garçons et les hommes car il a été établi qu’il fallait agir également pour eux.

LE DEPISTAGE ET LA VACCINATION sont les moyens les plus performant pour lutter contre ce cancer.

En découvrant les interventions des différents acteurs de santé ci-dessous, votre opinion sera sans doute renforcée.

Sylvie Michèle BRIERE, présidente.

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L’HAS :

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3069063/fr/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus-le-test-hpv-recommande-chez-les-femmes-de-plus-de-30-ansDépistage du cancer du col de l’utérus : le test HPV recommandé chez les femmes de plus de 30 ans

Communiqué de presse - Mis en ligne le 11 juil. 2019

11 juillet 2019

En actualisant ses recommandations de 2010 sur le dépistage du cancer du col de l’utérus, la HAS propose aux pouvoirs publics une stratégie nationale de dépistage incluant le test HPV. Ce test est recommandé en première intention chez les femmes de plus de 30 ans – chez lesquelles il s’avère plus efficace que l’examen cytologique.

La HAS maintient sa recommandation d’un dépistage chez toutes les femmes de 25 à 65 ans qu’elles soient vaccinées ou non, mais en fait évoluer les modalités pour les femmes de plus de 30 ans. Chez ces dernières, le test HPV remplace l’examen cytologique en première intention.

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La ligue contre le cancer :

https://www.ligue-cancer.net/article/25948_depistage-du-cancer-du-col-de-luterus

L’infection par le virus du papillome humain (HPV : Human Papilloma Virus) représente le principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus. La contamination s’effectue à l’occasion de rapports sexuels même protégés. Elle est très fréquente puisqu’on estime que 20 - 50 % des personnes seront infectées.

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Améli :

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-col-uterus/prevention-cancer-col-uterus

10 janvier 2020

Il y a deux moyens efficaces pour prévenir le cancer du col de l’utérus : le frottis de dépistage qui va détecter des cellules pré-cancéreuses du col et la vaccination contre les papillomavirus humains.

Le frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus

Le but du frottis est de repérer des cellules anormales au niveau du col de l’utérus, avant même qu’elles ne deviennent cancéreuses. Les lésions précancéreuses du col de l’utérus sont alors enlevées, ce qui permet de prévenir l’apparition d’un cancer. Le frottis de dépistage est donc le meilleur moyen de lutter contre le cancer de l’utérus.

Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne. Le frottis est un prélèvement simple et indolore qui ne prend que quelques minutes.

À ce jour, le dépistage du cancer du col de l’utérusest proposé dans les conditions suivantes :

  • Pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans (ou de 20 à 65 ans dans les départements d’outre-mer), sauf indication contraire du médecin.
  • Un premier frottis à l’âge de 25 ans, puis deux frottis à un an d’intervalle sont recommandés. Si les résultats sont normaux, un frottis tous les trois ans suffit.

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV)

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) permet de prévenir les infections par les virus les plus fréquents, responsables de 70 % à 90 % des cancers du col de l’utérus.

Mais attention : la vaccination ne protège ni contre tous les cancers du col de l’utérus ni contre toutes les lésions précancéreuses. Donc, même vaccinée, il est indispensable de se faire dépister en réalisant un frottis tous les trois ans.

Le vaccin contre les infections à papillomavirus : pour qui ?

Le vaccin est recommandé pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans.

En rattrapage, le vaccin est recommandé pour les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 19 ans révolus non encore vaccinées. Le vaccin est d’autant plus efficace que les jeunes filles n’ont pas encore été exposées au risque d’infection par le HPV

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L’Institut National du Cancer

https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/A-qui-vous-adresser

Dépistage du cancer du col de l’utérus : à qui vous adresser ?

Le dispositif de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus repose sur la mobilisation de plusieurs professionnels de santé. Le point sur le rôle de chacun d’entre eux.

Le gynécologue 

Le gynécologue effectue le prélèvement nécessaire au dépistage. Si les résultats sont anormaux, il réalise des examens complémentaires : nouveau test ou éventuellement nouvel examen ou intervention… Dans le cadre du parcours de soins coordonnés, vous pouvez le consulter directement, sans passer au préalable par votre médecin traitant.

Le médecin généraliste 

Le médecin généraliste peut réaliser le prélèvement nécessaire au dépistage ou vous donner une ordonnance pour qu’il soit fait dans un laboratoire d’analyses médicales qui propose cet examen. Il peut aussi vous orienter vers un gynécologue ou une sage-femme. Après un test dont le résultat est anormal, le généraliste peut vous orienter vers un gynécologue. 

La sage-femme

Depuis 2009, les sages-femmes peuvent réaliser le prélèvement nécessaire au dépistage. Vous pouvez donc les consulter même si vous n’êtes pas enceinte. La sage-femme peut aussi vous proposer la réalisation d’un test de dépistage durant votre grossesse si vous n’en avez pas fait un depuis plus de trois ans. 

Les centres de santé, les centres mutualistes, les centres de planification et d’éducation familiale 

De nombreux centres de santé peuvent vous accueillir pour un test de dépistage : publics (gérés par les caisses d’assurance maladie et/ou les mairies), mutualistes, privés. Vous pouvez aussi vous adresser à un centre de planification et d’éducation familiale ou à la Protection Maternelle et Infantile (PMI) de votre ville. Il existe aussi des maisons pluridisciplinaires de santé, qui rassemblent plusieurs professionnels : médecins, sages-femmes, infirmiers, autres personnels paramédicaux. Renseignez-vous auprès de votre mairie. 

Voir la carte de la fédération nationale des centres de santé (FNCS) 

L’hôpital 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec un médecin ou une sage-femme dans la plupart des hôpitaux. 

Le laboratoire de biologie médicale 

Vous pouvez faire réaliser votre test de dépistage dans un laboratoire de biologie médicale. Renseignez-vous auprès du vôtre pour savoir s’il est possible de le faire. 

Coût et remboursement du test de dépistage 

Le coût d’un test de dépistage comprend : 

  • la consultation, qui peut inclure le prélèvement. Le coût de la consultation varie suivant le professionnel de santé consulté et le lieu de la consultation (en ville, dans un hôpital public ou privé, dans un centre de santé) ; 
  • l’analyse du test de dépistage, fixée forfaitairement à 17 euros. La consultation, le prélèvement et l’analyse du test sont remboursés par l’assurance maladie à 70 %, sur la base du tarif conventionnel. Si vous avez une mutuelle, elle peut vous rembourser tout ou partie du reste à votre charge. 

Si vous avez reçu un courrier vous invitant à réaliser le dépistage ou si vous bénéficiez de l’aide médicale d’État (AME) ou de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), vous n’aurez rien à débourser : l’analyse du test de dépistage sera intégralement prise en charge, sans avance de frais.

Certains professionnels pratiquent un dépassement d’honoraires. Il s’agit d’un prix de consultation plus élevé que le tarif conventionné. Les médecins qui pratiquent ces dépassements sont alors dits « de secteur 2 » ou « à honoraires libres ». Ils affichent généralement leurs tarifs dans leur salle d’attente. Si ce n’est pas le cas, ou pour en savoir plus sur ce que vous devrez payer précisément, adressez-vous directement au médecin. Vous pouvez aussi consulter l’annuaire santé de l’assurance maladie. 

Consulter les barèmes de remboursement des consultations sur le site de l’assurance maladie

Le centre régional de coordination des dépistages des cancers

Les centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) organisent en région les programmes de dépistage organisé des cancers du sein, colorectal et du col de l’utérus. Ce sont eux, notamment, qui envoient les courriers d’invitation au dépistage. Si vous n’avez pas reçu cette invitation, vous pouvez contacter le centre régional ou consulter votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme.

Les centres régionaux ont également pour missions :

  • de gérer et d’assurer la sécurité des fichiers des personnes ciblées par les dépistages ;
  • de participer à la sensibilisation et à l’information des populations concernées ;
  • d’organiser la formation des médecins et professionnels de santé sur les dépistages ;
  • d’assurer le suivi des dépistages ;
  • de veiller à la qualité du dispositif ;
  • de collecter les données pour le pilotage et l’évaluation des programmes.

Un tableau complet des centres de dépistages est en ligne sur le site : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/A-qui-vous-adresser

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