Les retraites - Société, travail

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Lorsque les travailleurs ont bossé près d’un demi siècle, l’injustice ne peut pas récompenser cet engagement.

La Prévention passe part des pôles qui ne sont pas que des idées.

Les mots se rattachant à l’avenir de nos aînés ne portent pas assez de bons qualificatifs.

Les seniors actifs de notre société moderne ne doivent pas non plus faire partie des oubliés de l’histoire sociale future et présente.

Sans parler de nos seniors dit « passifs » qui ne sont pas référencés par une activité professionnelle assez longue pour entrer en compte dans leur préservation de vieillesse, qui souhaitons-le sera longue et fructueuse.

Le mot est lâché nous parlons bien de vieillesse.

Il faut aussi insister sur la spécificité de chacun et du parcours unique relevant d’un classement ingénieux mais bien trop souvent synthétique.

Les retraités ne peuvent pas être perçus comme un « passif » chiffré mais bien comme une inter activité. La valeur humaine est difficilement quantifiable et pourtant elle valide tout.

Le savoir-faire en rupture de génération est une impasse. La valorisation des aînés est un moyen de lutter contre. Faisons une place généreuse à la vieillesse et transformons-la en dotation et héritage, en patrimoine.

La vieillesse grabataire représente entre 2 et 10 % des plus de 80 ans. Avant, elle reste extrêmement limitée et n’est pas en rapport unique avec l’âge, les conditions de vie générale y sont afférentes.

Allions-nous à une prévention bien utile à la mémoire positive de nos sociétés : celle de ne pas laisser pour compte ceux qui ont fait le monde, chacun à leur manière, à un moment donné.

Lâchons les grandes peurs de la vieillesse et activons nos solidarités !

 


Ce sujet préoccupe les français depuis 2010 et depuis plus longtemps. La réalité du terrain est qu’en 1995 (env.) les départs à la retraite bien méritée par la pénibilité d’un travail étaient déjà en danger, seulement les "cas" se trouvaient peu nombreux et surtout, on pensait que l’exception faisait la règle.

Depuis, progressivement, l’élagage se fait lentement et sûrement. Les licenciements en masse et répétitifs permettent de valoriser des périodes de chômage et des salaires plus bas, voire l’absence de reprise de travail.

Pour les travailleurs isolés par leur profession rare ou leur statut ou leur entreprise unipersonnelle, TPE, etc… Aucun recours ou si peu. Leur fragilité quotidienne ne leur permet pas véritablement ni de faire grêve, ni de dire qu’ils souhaitent la faire. Ils ont l’avenir sur les épaules comme on porte une épée de Damoclès.

Dissocier la jeunesse des plus vieux, est une drôle de prévoyance, qui rapporte sans doute le passage en force d’un conflit vers les familles et qui peut donc prétendre que les "vieux" ne se sont pas battus !!

Et ceux qui se battent au lieu de capituler sous le poids… Ceux-là pour les comprendre, il faut relire les Misérables (Version Victor Hugo) ou l’Assommoir (Émile Zola) en sortant de l’idée que ce n’est que dans les livres !!

Pour ce qui est des femmes plus précisément, il faut l’écrire, beaucoup ont aussi travaillé longuement en plus d’élever leurs enfants (2 voire 3 et plus, taux de natalité 2015 2,9 enfants par femme). 40, 42/43 ans de cotisations… En plus du patron, il y avait les courses, le ménage, les maladies infantiles, les devoirs et les bains, et, et… Elles, où sont-elles ces femmes ? Elles sont au chômage sur la dernière ligne de leurs cotisations, comme les hommes.

Sylvie Michèle BRIERE

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