VERTU
Ce mot s’associe souvent à « Polémique »…
Il a toutes les dispositions pour déclencher les foudres. Il était particulièrement utilisé dans les salons mondains du XIXe siècle et faisait rage dans les rangs féminins. Petite ou grande vertu, il fallait se justifier ou innocenter. Pas question d’y échapper pour un mariage homologué ou dit heureux.
Pour les hommes, elle était placée dans le travail, l’aptitude au courage et parfois à être chef d’entreprise ou politicien mais aussi sauveur.
De quoi est-elle faite ou animée, cette vertu qui s’assimile à la qualité ? Elle a la couleur du dépouillement, de l’abstinence et du désintéressement. Elle s’engage sur l’avenue de l’absolu et des résultats. Elle n’y échappe pas, sans quoi, on la relègue vers la mauvaise réputation.
Mais à quoi put-elle bien servir ? En principe, la vertu serait une potion « magique » qui donnerait des ailes (ouille, une drogue dure ?!) pour atteindre la perfection. En ce jour du 14 décembre 2011, il faut avouer que pour beaucoup, elle est totalement inconnue ou niée. Ceux qui s’en accaparent, passent pour des benêts ou des extrémistes. Le résultat est qu’au fond le mot vertu a les mêmes apanages que dans les temps anciens : elle fait réagir. Il est vrai qu’autrefois, on se retrouvait sur les champs de bataille ou à l’orée du jour, pour s’envoyer un gant à la figure et relever le ou les défis. Aujourd’hui, les actes sont en opposition avec les conflits ouverts, la plupart élude les rapports de force physiques. Le sens et les attributs de ce mot « vertu » sont très éloignés suivant les régions de la planète où ils sont prononcés. Dans certaines contrées, la vertu est toujours revendiquée et obligatoire (surtout sur le plan sexuel), alors, que dans d’autres sphères, elle apparaît comme une lourdeur, une tare et même un handicap quand elle ne passe pas par le stade de folie ou bêtise.
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