Sur quoi la jeunesse se construit-elle ? - Parents

Niveau de lecture ++ - Ma rencontre avec le Dr Dolto Françoise

L’éducation et l’inquiétude ne sont-elles pas sœurs ?

France Prévention La Suite s’exprime 

  • A ce stade de notre société, il manque ce qui pourrait retirer le « c’est mort ! » que tout le monde reprend et surtout les plus jeunes.
  • La Nature en est à sa 6e extinction totale et nous sommes les auteurs. Pourtant, nous traînons sur l’application des solutions connues comme efficaces. Alors que dans le mot « solution », il y a solution !!

Opinion n’est pas désinformation. Posons les sujets qui semblent importants à cette heure.

Nos origines

  • Convaincu que l’on doit porter nos parents, que l’on doit les assumer et qu’avec cela, on fait le tri sur les erreurs, les réussites. Mais sont-elles des erreurs, des réussites ou des circonstances ?

L’avenir

  • Pour passer le flambeau aux plus jeunes, il faut évoquer des sujets qui fâchent. La natalité est en baisse car les futurs parents ne s’identifient pas à ce Monde très anxiogène en tout. Le baby-boum est un phénomène qui intègre la fin d’une guerre. Il ne devait plus y en avoir.

Santé mentale

  • Pour la santé mentale, une guerre psychique de plusieurs années n’est pas supportable. Les plus jeunes même quarantenaires, pédalent dans une pensée désagréable et insensée. Le harcèlement, mot repris sans cesse dans l’espace public, est un mode de communication non formulé. Pourtant, il n’y a que les résistants qui assument ce genre de relations. En sortent-ils intacts ? Deviennent-ils à leur tour des personnes difficiles ou des Justes ?

Les droits de l’enfant

  • La loi et le droit de l’enfant s’absorbent par la culture, l’éducation, le modèle, la permission, l’autorité équilibrée. Pour se protéger et se défendre l’enfant doit les connaître, il doit pouvoir s’informer et en avoir la curiosité, l’accès. Déposer une lettre dans une boîte réservée, s’asseoir sur un banc dédié, appelé un numéro sont des plus mais ces solutions-là indiquent toutes qu’il est déjà trop tard.
  • La société entière est garante de la stabilité et du développement des petits et des jeunes. Faut-il encore qu’elle se concentre sur ses responsabilités !
  • Les parents garants des soins de leurs enfants, modèles premiers, enlisés dans un quotidien perturbé ou incertain n’ont plus ou pas la puissance stabilisatrice.
  • Vivre heureux et ensemble semble un concept et non, une réalité atteignable. C’est grave.

L’héritage

  • L’atavisme, qu’il soit en provenance du dr F. Dolto ou du Dr B. Bettelheim ou tout autre comme le sport, les jeux vidéos, ne s’efface pas. Il est comme il est. Tout comme chacun de nous a eu les parents et aïeux qui l’ont fait naître.
  • Revendiquons que la stérilisation des biberons était liée au taux de mortalité des bébés lors des guerres, celles de 1870, 1914 et 1945… (La réalité est plus complexe mais en synthétisant les symboles du passé, cela devient un attribut mémo-technique qui n’existe plus assez.) La vaccination contre la tuberculose a été une providence sur les mêmes bébés ! C’est incontournable et on fait avec l’époque (chronologie, temps).

Pour préciser une erreur ou un à priori :

  • Si un individu naît en 1940 et qu’il meurt en 2020, peut-on dire qu’il est mort comme il est né ? Peut-on affirmer que les influences de son enfance sont les seules à avoir contribuer à ses opinions, connaissances, convictions ? L’opinion public incruste l’idée que si l’on est né en montagne, il sera impossible de comprendre la mer. Si l’on a lu Pagnol, on ne comprendra pas Cyrulnik… Si l’on rencontre Florent Pagny en 2019 au lieu de 1980, on est « à la ramasse ».
  • Il y a confusion entre la construction dans son temps et la résultante de l’expérience à chaque étape de la vie. L’adaptation de certains et l’inaction des autres…

La mémoire

  • France Prévention La Suite estime qu’actuellement, la mémoire repose sur des effets de mode dont la violence, le divorce, les dissociations, la santé mentale, les dys, la dépression… et la victimisation.
  • Pourquoi « un effet de mode » ? L’impression étant générale « on veut nous faire peur et les vrais problèmes ne sont pas gérés ».
  • Que signifie l’atteinte du bonheur à ce jour ? Être dépressif, regarder une filmographie perverse, installer (effectivement) ses petits devant des dessins animés inadaptés…
  • France Prévention La Suite se dit qu’une société qui coupe la mémoire et la reconnaissance envers les anciens, organise l’oubli et entretient le souvenir nostalgique, le regret indéfini n’installe pas la famille, l’engagement et le civisme.
  • La peur, la désorientation, le rejet s’installent, se glissent. Pour comprendre, il faut des facultés réservées à de rares spécialistes. Et si la majorité ne comprend pas, elle n’en n’est pas moins affectée. Sa recherche va porter sur des compensations : addictions, violences, sublimations religieuses, etc.
  • La valeur travail s’effondre à ce stade.
  • Dans les années 60 et 80, les pouvoirs publics ont installé une politique de la famille.
  • Les femmes devenaient plus autonomes par le droit de vote, l’accès à leur salaire, aux allocations familiales pour leurs enfants et à un compte bancaire, des soins de santé personnels, etc.
  • Les femmes de la bourgeoisie française étaient actives par leurs actions culturelles et féministes audibles.

C’est un héritage. C’est aussi de la santé mentale positive.

Regards sur la jeunesse

  • « La jeunesse tueuse qui imprègne la peur par la dérive éducative des parents. Les pourcentages de la délinquance très juvénile augmentent et que fait la police depuis… ? »
  • L’inquiétude s’imprègne à cet endroit car les Français sont éreintés et la compréhension brouillée des modalités politiques, enclave le stress et la peur dans la « Liberté de pensée » ou de penser.
  • La haine ne rend aucune situation confortable. La confiance n’est même plus d’actualité dans le vocabulaire courant. La protection est une impression ou un vœux. Les fonctions régaliennes et la drogue… Il y a près de 30 ans que le fléau augmente visiblement.
  • L’IA (sujet pour les plus jeunes ?), l’IA sortie du cerveau des humains serait plus forte, vertueuse, guérisseuse que les mêmes humains. Ce slogan n’a pas sa place dans la crise aiguë actuelle.
  • Les innovations sont en général assorties de plaisir créatif. Lorsque l’imprévisible et la peur sont prégnants au quotidien, la sclérose mentale grignote la santé. Si l’objet centre les relations affectives et émotionnelles, l’inquiétude des effets est une prudence.
  • On sait que la jeunesse est totalement adulte autour de la 25e année (maturité du cerveau) et les parents, la famille, la société peuvent exiger des résultats comme la réussite scolaire, l’entrée dans la vie affective et active… Les outils de validation sont toujours les mêmes depuis la nuit des temps : savoir qui l’on est et d’où l’on vient pour être. L’identité n’est pas qu’une impression, elle est un besoin.

Conclusion interrogative

Comment se construire sans éléments positifs suffisamment forts ? Si l’on retire les éléments d’équilibre à une population, elle n’avance plus.

Et le métabolisme que l’on connaît depuis 50 ans et plus, génère des besoins indispensables, incontournables. Cela est compris comme un élément fondateur de la prospérité.

Nos sociétés ont suffisamment de connaissances pour réinstaller le pragmatisme.

S-M-Brière-Fondatrice-2025

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On peut l’écrire :

Celui qui vole la connaissance devient le serviteur du vent.

Souvenirs, souvenirs.

En 1985, la « Maison verte » dans le 15e arrondissement de Paris est un lieu ouvert aux parents et leurs petits. Le Dr Françoise Dolto est à l’origine de l’initiative avec d’autres de ses collègues de la petite enfance. Ni une, ni deux, après avoir réappris les lignes de métro, je prends le bébé dans le porte-bébé, le biberon, les couches, le vêtement de change.

Je vise le créneau horaire et je n’oublie pas les tickets pour le transport. Après un heure bien tassée, je marche au souvenir pour trouver la rue et je trouve un petit pas de porte vert. Mme Dolto n’est pas encore arrivée et une dame de mon âge me dit qu’elle n’est pas certaine qu’elle puisse venir.

Je pose mon petit paquet sur mes genoux et comme il est encore nourrisson, les jeux d’éveils (nouveautés pour l’époque) ne sont pas pour lui.

Je rectifie urgemment : le docteur Dolto a publié un livre (dans les premiers sur le sujet) où elle répète que « le bébé est une personne ».

Je souhaite rencontrer cette femme qui « aurait pu être ma grand-mère ». Franchement, elle m’interpelle par son courage et son idée fantastique. Car quand je regarde mon bébé, je me dis qu’il est bien bavard et interactif… !

Le Docteur arrive un peu sous pression et commence à recevoir les parents arrivés avant moi, au hasard de l’envie de chacun. Elle s’installe dans la petite salle parmi les enfants et les parents, les jouets, les bancs et les coussins. On est un peu serré mais contents et à l’aise.

La psychanalyste est ronde et ses cheveux coiffés à la « Tatcher » ou presque, une robe comme dans ses interventions télévisées. Elle s’approprie les bébés en les regardant dans les yeux et ils le lui rendent bien. Elle leur parle et elle explique aux parents que cela éveille les enfants. ETC…

J’ai rencontré le Docteur Françoise Dolto, une fois.

Et si elle était freudienne puis Lacaniste puis « tout nu, tout bronzé » pour moi, elle a été la première personne adulte d’âge avancé qui se glissait dans la peau d’un bébé ou d’un jeune enfant comme si elle était elle-même encore petite ! 15 ans d’études supérieures, clinicienne et 77 ans ce jour-là ! Pas une ride de vieillesse et de mécontentement juste une rencontre.

Donc, réfléchissez avant de parler sur des personnes que vous ne connaissez pas.

Bises les amis

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