Introduction
Le sujet que vous allez lire est commun à toute l’humanité, depuis sa naissance.
L’enfant pousse son père et sa mère pour quitter le nid et revenir lorsqu’il sera lui-même un parent. On appelle cela un renouvellement de génération.
Lorsque l’enfant parait
En général, les parents sont fous de joie lorsqu’un nouvel enfant paraît. Un grand nombre d’émotions se bousculent et il a fallu attendre 9 mois tout de même !
Est-ce pour cela que le calme et la tranquillité étaient au rendez-vous de ces 9 mois ? Parfois oui, parfois non.
En principe ce qui va être serein, ne se voit pas. Il s’agit juste d’un amour en construction qui autorise beaucoup d’inconvénients, de contre-temps, voire de risques.
Le job à vie
« Donner la vie » est une drôle de responsabilité, on fait l’acte pour soi et surtout pour celui qui nait. Et vu que de nos jours, l’espérance de vie est autour de 80 ans, on en a pour un moment.
Reprenons. On part de zéro (les petites graines) puis on voit un petit bout de nez… Puis les premiers pas… Puis le sac de goûter pour la maternelle… Ensuite, il y a une période routine qui consiste à laisser son enfant à l’école jusqu’au collège.
Routine car enfant petit, petit soucis.
Vient l’entrée en 6e, les parents passent la vitesse au-dessus car le « grand monde » commence à entrer directement dans l’espace parents/enfants. Les interactions s’accomplissent sans les parents( ou beaucoup moins) et font l’objet de négociations, de stratégies éducatives, de verbalisations plus longues, etc.
L’enfant devenu pré-ado ou adolescent, accomplit ses explorations et forme ses réponses. Dans une société où l’information échappe en partie à la cellule familiale, l’enfant lit, regarde, entend et vit des schémas inconnus en très grand nombre. L’influence de la jeunesse ne vient plus uniquement d’un cercle fermé et connu comme la famille, nous le savons tous.
La Chine, l’Amérique et la Russie (en résumé) sont de la partie. La Mondialisation a ouvert des couloirs informationnels qui seraient presque plus influents que l’éducation parentale. Viennent également en circuit court : les copains !
La morale
Est-ce bien ou mal ? La question n’est pas véritablement sur ce sujet. L’important tient dans le contenu, les références, la stabilité et leurs effets pour que l’adolescence choisisse ses fondements.
Dans la constitution française, l’individu a des droits mais il a aussi des obligations dites devoirs. Le majeur s’intègre dans une collectivité acceptable sur les principes fondamentaux d’un État de Droits où l’Intérêt Général n’est pas un unique but mais bien un axe fédérateur.
Le majeur dispose d’un droit à travailler, à circuler, à fonder une famille, à se soigner, à continuer de s’instruire, etc. Le mineur, protégé par les parents reconnus, est dans cet axe et ces aspirations. Il apprend à acquérir une conduite sociale et personnelle pour que sa vie soit un équilibre autant pour lui-même que pour les groupes dont il fera partie. Ces groupes sont toujours sa famille (en socle), ses amis, ses collègues, ses employeurs et/ou employés et tant.
L’adolescence vue par les parents
Si l’enfant devient un produit récupérable par des « entités » qui manipulent, on entre dans le circuit des interdits.
Quels parents n’y pensent pas ?
Car il semble y avoir une ambiance qui autorise à donner aux adultes un rôle assez inapte ou déplacé (placé à côté de… ), ce rôle prétend que les parents sont obsolètes. En établissant les relations éducatives sur ce plan, la société se met elle-même en danger.
Les médias (il faut bien qu’il y ait un coupable) sont assez friands d’informations réchauffées… Depuis longtemps, ils nous expliquent que « tu n’as pas fait » « tu n’as pas dit » est la sauce « parents dépassés ».
Est-ce vrai ? Oui mais pour une infime partie de la population… Monoparentale, bien sur ! Divorcée, bien sur ! Père violent et alcoolique, bien sur !
France Prévention La Suite ne fabrique pas une liste à la Prévert, elle tente de démontrer qu’une image positive encourage.
Profitons-en pour sauter sur une occasion :
dès le primaire, la pédagogie appliquée aux enfants dans l’apprentissage scolaire est devenue un mystère exclusif. Les parents doivent surveiller le travail extra-scolaire (devoirs et leçons) en étant totalement largués (ou presque) sur les méthodes appliquées.
Les mêmes parents ont un devoir d’encadrement envers leurs petits alors qu’ils ne disposent pas de la pédagogie nécessaire à l’explication d’une multiplication ou d’une règle d’orthographe et le reste… Bons accompagnateurs à la piscine mais pas dans l’assistance aux devoirs !
On professionnalise à fond et ceux qui achètent une assistance, sont-ils de bons parents ?
L’enfant est-il un enjeu ?
La politique de natalité n’évoque que des visions de gains. Il faut un renouvellement de générations. Sincèrement, cette pression donne un peu mal à la tête.
L’enfant est héritier.
L’enfant est fierté.
L’enfant doit à son tour, offrir une descendance… Pour les vieux jours ! Parfois, çà peut impressionner cette mission-là.
Lorsqu’il y a une obsession, la famille ne représente plus un champ solidaire de bien vivre.
Sur le plan de la société, de l’État, l’enfant est le futur, l’économie positive ou pas, le rendement, la capacité de répondre aux challenges, à la concurrence mondiale…
L’invasion
Reprenons sur le stade où l’enfant fait ses premiers trajets seul, où il obtient une carte bancaire, où il envisage les choix de son métier et de son futur, de ses orientations affectives et de ses moyens de vie.
Les parents sont contents, il grandit !
Les prédateurs sont contents, il devient mûr au détournement !
Les mauvaises rencontrent multiplient leurs stratégies et le quotidien donne des réponses. Les enfants ne sont pas exempts des conditions du quotidien : logement, nourrissage, soins médicaux, accès à la culture, niveau de vie, composition de la famille, etc.
Le prédateur est un bon sociologue car la diversité de construction de l’humain ne lui échappe pas. L’enfant, il sait aussi comment il peut le détourner.
L’adolescent devient adulte
Chacun sait plus ou moins qu’un adolescent prendra son baluchon pour explorer. S’il ne le fait pas sur les routes, il le tentera par l’instruction, par la mécanique ou par la boulimie. Entre autres.
Période assez complexe où la pensée tente plein d’organisations de la personnalité dont les parents restent les derniers informés, même dans les familles « sans histoires ».
Le jeune ne peut pas expliquer. Vouloir n’est pas pouvoir et inversement. L’adolescent (e) reste dans sa posture enfantine où la construction mentale n’est pas encore aussi formatée que celle de l’adulte. Une des principales acquisitions de ce dernier étant d’exprimer ses ressentis (enfin, normalement).
Nous voici devant une mutation qui pour certains jeunes se fera en mode tranquillité et pour d’autres, les adultes découvriront leur « petit » sous un angle jamais vu.
Quand le jeune a posé ses fondamentaux, il entre dans le parcours tant attendu de l’adulte. Statut lui conférant un tas de privilèges… Aux obligations !! (C’est une plaisanterie)
Pour poser l’organisation de la personnalité, le jeune doit être encadré mais pas trop. Informé utilement. Laissé à certaines initiatives assumées, responsabilisé sur ses éventuelles erreurs et tant.
Mais surtout, il devra être considéré comme un « grand » et il devra « quitter le nid ».
Exercice intense pour tout le monde.
Conclusion
La confiance et toujours elle, donne l’impression que tout est résolu. Pourtant, les parents resteront des parents jusqu’à la fin.
On parie ?
Les enfants sont l’or du Monde…
France Prévention La Suite pour ses lecteurs.
