L’après burnout

L’après burnout

La prévention de ’ce qu’il ne faut pas faire’ ?

Le pendant et l’après syndrome d’épuisement professionnel (burn out)

 Peut-on conseiller à quelqu’un, en graves difficultés, ce qu’il doit ou ne doit pas faire ? Surtout si le mal dont il souffre est l’épuisement !!

 Il est bien obligatoire de proposer à toutes personnes en détresse, un soutien concret, efficace et adapté.

 C’est sans doute ici que peuvent commencer les ennuis.

 Pourquoi ?

 Tout un chacun peut y penser, il s’agit de la fameuse nature humaine qui s’interpose, fait ses bizarreries et posent des conditions hors sujet. 

 Combien de fois n’a-t-on pas entendu : ’Il m’a pris pour un idiot, je l’ai aidé et maintenant qu’il est sorti d’affaire, il me tourne le dos !’

 Voici, un des centres de l’inertie du monde !

 Oui, il est logique que personne ne puisse passer sa vie à offrir son temps et son argent. Logique aussi, que la reconnaissance soit de la partie.

 Ceci étant posé, l’individu souffrant d’épuisement, ne peut se relever que par le soutien, l’approche et le respect des autres.

 Sa limite se posera sur ses abus propres et ceux de son entourage.

 Il exercera ses excès, lorsqu’il est en phase montante de son épuisement. Cela est souvent impitoyable à sa famille, ses amis, ses collègues…

 Oui, l’épuisement devient un envahissement qui se répand dans tous les espaces de son être interne et externe. L’aboutissement est une saturation de tous et surtout du sujet face à lui-même. Il se voit comme insupportable alors que dans son idée, il fait tout pour ne pas l’être comme par exemple tenir coûte que coûte et travailler, travailler, travailler…

 Ici, le risque est pour tout le monde : le sujet ’en syndrome’, son environnement direct et indirect. Le suicide est parfois envisagé à cet endroit alors que tout l’entourage veut ’se débarrasser’ d’une situation qui lui devient quotidiennement, sans solution.

 Attention DANGER !

 Danger de quoi ?

 - Danger de récupération des ’syndromes d’épuisement’ pour les diriger vers des situations de spoliations diverses : détournements de biens, licenciement sans conscience réelle de celui-ci…

 - Danger d’accidents par la prise de risques hors limites humaines,

 - Danger par l’usage de stupéfiants, médicaments, alcool… et excès en tous genres, même par l’absence.

 - Danger d’user d’artifices qui trompent tout le monde par le ’burn out’ lui-même,

 - Danger d’avoir des premiers gestes de secours inadéquats ou inverses à la demande du sujet.

…/…

 Un autre danger s’impose : celui qui consiste à ne pas être en phase de burn out (après ou pendant) et enfin à ’éterniser’ le burn out pour échapper à la reprise d’une vie responsable.

 Ce qui peut aussi faire écrire que le syndrome n’est toujours pas guérri.

Sylvie Michèle BRIERE