La maladie d’hier, la maladie d’aujourd’hui

La maladie d’hier, la maladie d’aujourd’hui

La maladie est une altération de la santé qui affecte les facultés physiques, intellectuelles et morales de l’individu.  

Le tableau ci-dessous qui s’intitule « Top 10 causes of death : 1900 vs. 2010 » (This chart by the New England Journal of Medicine), montre l’évolution de la maladie entre les années 1900 et 2010, ainsi que le nombre de morts dû à certaines maladies. On remarque une évolution du profil de la maladie entre ces années. En 1900, les maladies qui tuaient le plus étaient les pneumonies, la tuberculose, les infections intestinales, etc. On parlait alors de maladies « infectieuses ». Selon l’Organisation Mondiale de la Santé 2019, les maladies infectieuses sont causées par des bactéries, des virus, des parasites ou des champignons. Elles se transmettent directement ou indirectement d’une personne à l’autre. Depuis 2010, le profil a changé, ce sont le cancer et les maladies du cœur (entre autres) qui augmentent.

 

Tableau
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 MALADIES CHRONIQUES, « COMPARE » nous en dit ceci :

« En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l’origine de nombreuses complications graves, d’invalidités et de souffrances physiques et morales.

Une maladie chronique est une maladie qui est provoquée par l’action de l’homme, elle peut être évitable comme par exemple : le cancer du poumon du à la consommation de tabac. Il est donc possible d’agir sur celle-ci grâce à des démarches préventives. Enfin, si ces maladies ne sont pas prisent en charge rapidement, il y a de forte chance qu’elles se développent à long terme, on dit que ce sont aussi des maladies dégénératives. Ces maladies évoluent lentement dans le temps et sûrement vers un handicap important.

…/… Il s’agit par exemple des maladies chroniques suivantes :

  • les maladies non-transmissibles comme le diabète, l’asthme, l’insuffisance rénale chronique, les maladies cardiovasculaires, certains cancers, la sclérose en plaques ou l’endométriose…
  • les maladies transmissibles, comme l’infection par le VIH/Sida, l’hépatite C…
  • les maladies rares ou orphelines, comme la mucoviscidose, la drépanocytose et les myopathies, la maladie de Verneuil…
  • les maladies psychiques de longue durée comme la dépression, la schizophrénie… » Fin de citation

  Dans les années 1900, on découvrait les microbes et les virus, il était donc difficile de prendre en charge certaines maladies. De plus, on ne connaissait pas les principaux facteurs déclenchant de la pathologie, donc on portait les efforts sur la guérison. On s’appuyait plus sur un modèle « biomédical ». Au fil du temps, on peut observer une diminution de maladies infectieuses et une augmentation de maladies chroniques. Cette diminution serait expliquée par la mise en place de mesures préventives qui ont porté leurs fruits car l’alimentation devient meilleure et l’hygiène de vie s’améliore. Il faut prendre en compte aussi, le développement de la médecine, la fabrication de traitements médicaux et l’arrivée du modèle « biopsychosocial », pouvant expliquer les causes d’une patholigie en s’appuyant sur les facteurs biologiques, psychologiques et socioculturels.

Aujourd’hui, l’augmentation de maladies chroniques serait dûes aux facteurs environnementaux, sociaux et comportementaux, ainsi qu’aux nouvelles technologies et aux conséquences de nouvelles thérapies.

Conclusion : L’écart entre ces deux dates se manifeste par une augmentation de l’espérance de vie depuis les années 1900 et une évolution du profil de la pathologie. Ces maladies sont inévitables mais peuvent être prises en charge rapidement. Il est utile et nécessaire d’agir avant de les développer grâce au dépistage, entre autres, sans croire qu’elles ont toutes une solution, malheueusement.

 Josephine RUIZ, étudiante en sciences sociales (1re) et la rédaction de Association France Prévention