Le cynisme, mon ennemi

CYNISME :

Contrairement aux apparences, ce mot est amusant, enfin à petites doses et petites empreintes. Le véritable cynisme colle à la peau de celui qui en est le témoin ou le récepteur car l’individu pratiquant cette habileté, a besoin d’un public pour confirmer l’impact et la valeur de sa pratique. Le but inavoué ou pas du cynique est de retirer l’espoir, probablement parce qu’il l’a perdu lui-même ou qu’il cherche à prendre celui de l’autre.

Son exercice est assez élaboré. Il s’applique au petit déjeuner, dans un réveil brutal en pleine nuit, par un beau soleil ou une journée exceptionnelle et ainsi de suite. La tactique d’apparence anodine est, au final, perfectionnée et encadrée, voire stratégique quand elle est préméditée.

Naturel, le cynisme décourage tout l’entourage. Prévu, il attaque.

Le centre de son art consiste à grignoter, manger de l’intérieur tout ce qui pourrait être mignon et agréable.

En quelque sorte, un ver dans une pomme pour lequel le recours à un insecticide est parfois efficace, parfois néfaste au fruit.

Quand on n’arrive pas à se défaire d’un cynique, une bonne fuite en avant provoque ses effets.

Sylvie BRIERE, fondatrice

Le cynisme qui conduit au dénigrement qui conduit au sadisme qui conduit à la folie, celle qui se reconnaît elle-même et qui réussit à tromper un temps ou deux mais pas trois.