Prévention de l’épuisement

Prévention par observations et partages de constats :

1 - Y a-t-il une prévention au syndrome d’épuisement ?

 Oui, dans le sens où l’on peut/doit adopter des attitudes de préservation et d’hygiène de vie que l’on connaît tous par le bon sens.

2 - Qu’observe-t-on dans la situation d’épuisement ou de burn out ?

 Les individus décrivent souvent un harcèlement communautaire, dirigé contre eux isolés, en général.

3 - Une autre prévention pourrait concerner ceci :

 Les volontaires, les innovateurs auraient en quelques sortes l’obligation de se préserver par eux-mêmes ce qui leur imposeraient de savoir se retirer quand il le faut quitte à revenir, ensuite sur leurs activités.

4 - Est-ce réalisable sans le concours des ’autres’ ?  Non, personne ne se soigne vraiment bien, seul.

5 - Quels sont les signes d’un épuisement qu’il soit d’origine entrepreunarial ou privé ou les deux ensembles ?

 Mon observation globale et répétée révèle une notion de ’auto run’. C’est à dire que l’individu commence à être dans une fixation de ses objectifs sans pouvoir s’en détacher. La marque principale est un manque de flexibilité inhabituel qui peut s’accompagner d’une peur plus ou moins permanente, non comprise ou identifiée bien qu’effleurée tout de même.

 Le repli, la honte ou un décrochage face à la société s’enclavent progressivement comme une glissade. Un manque de confiance, une remise en question épuisante s’installent et donnent un effet de silence ou de paroles incontrôlables. Bien qu’ici, la plupart du temps le silence devienne un refuge plus ou moins désespéré car il attend au début, un déclic, un signe de l’extérieur. Le signe devant être celui qui est formulé dans l’esprit du décrocheur en cours de rupture. 

 Je précise de façon presque impérative qu’il ne s’agit pas d’incriminer mais bien de décrire un circuit, une situation.

 L’acte posé est la prévention et l’information. La justice reste un moyen différent de prévenir des dangers privés et sociaux.

 Reprenons ensemble sur le ’décrochage, glissade’ qui forme une emprise comme un mur de verre. L’individu perd ses repères face à tout, lui, son entourage privé et ses activités dont les professionnelles.

 Seulement, le syndrome est puissant sur un point important : la conscience.

 La conscience installe les peurs, la honte, la ’glissade’ énergétique, l’entêtement, la prise de risques et re le décrochage… soit l’auto run dont je parle plus haut.

 Et cela, par paliers successifs jusqu’à la brûlure. La conscience est donc parfaitement éveillée au décrochage et c’est à cet endroit précis qu’un ’travail’ ultra primordial peut se placer pour beaucoup.

 La prévention a ses points d’actions d’une finesse exceptionnelle car généralement, l’individu est en violence avec la confiance. Il se peut très fortement que certaines personnes de son entourage lui aient été favorables mais il n’en retient aucune positivisme. Mais cela fait aussi partie du harcèlement décliné au départ, de faire perdre tous ses moyens à une cible choisie pour ses valeurs humaines nuancées par une certaine force, celle que l’on nomme de cœur.

 Il y a également la réception de réponses enclinent à l’interprétation à double sens qui sont projetées volontairement sur l’individu de façons constantes et qui le conduise au doute.

 Certaines activités sont féroces en matière de doutes et d’ambiguïtés car elles sont innovantes ou porteuses de décisions à emprises d’opinions ou de projets. Ici, les certitudes n’existent jamais et lorsque l’on met un ’produit’ intellectuel ou de matières sur un marché et, que la sollicitation de base reste la réussite absolue, on parle bien d’un enjeu. Si celui-ci a pour caractère l’utopie et l’impossible tout en imposant la réussite, l’individu est bien broyé par un rapport de harcèlement moral.

 L’autre rapport de harcèlement s’introduit par les attitudes, les gestes et les mots de personnes aux environs du projet et du personnage en ’glissade’.

 Alors la peur et la peur de la peur entrent dans le cerveau en brèche ou préparé à recevoir une forme de vision dite aujourd’hui ’paranoïaque’ (mais là se sont les médecins qui décident du véritable diagnostique).

 Personnellement, j’interprète la peur comme un klaxon ou un signal ou un révélateur d’une situation anormale. Elle a pour effet de nous faire courir devant un molosse, par exemple.

 Seulement, lorsque la peur devient une boucle brûlante qui se met en auto run, en circuit de ’refroidissement chaud en permanence’, elle devient maladive et épuisante, cela va de soi.

 Pourtant, cette primo réactivité doit alarmer l’entourage et la sortie de l’individu du ’bain d’huile brûlant’ s’impose. Justement, cette sortie ne viendra pas seule à l’image d’un accidenté incarcéré dans son habitacle auto.

 Ici, les secouristes doivent avoir beaucoup de qualités : le cœur bien accroché, être sourd, ne pas avoir d’amour propre ou peu, avoir des muscles mais aussi une capacité de convaincre hors normes !! 

 Comment observe-t-on cette peur en avant-garde ?

 On la constate par des changements d’humeur et une fatigue non observés, auparavant sur l’individu.

 On en convient, c’est très générique. Un peu comme la fièvre qui peut déceler une maladie mais laquelle ?

 La fatigue et la peur ne vont plus se quitter ou presque tant qu’il n’y aura pas éloignement du foyer d’infection (l’entreprise, la maison, la salle de sport…).

 Les solutions sont nombreuses mais très personnalisables. En principe, il y a un d’éloignement, le repos et les soins médicaux. Autant de temps qu’il le faut.

Est-là le problème ? Oui car il faut quitter l’enjeu.

 Je recommence : l’individu est insatisfait de son environnement (quelques soient ses raisons), l’extérieur le sollicite trop mais la personne exige d’elle-même tous les résultats et surtout la perfection car, elle, elle est d’habitude très engagée en tout. Elle veut donner plus et encore plus, elle n’envisage pas la précarité, elle ne peut pas y perdre son honneur, son intégrité…

 C’est encore ici qu’il faut que quelqu’un débranche le courant éclectique en auto run.

 Il arrive que l’on fasse cela souvent dans la vie mais là , l’individu, ici, ne peut pas tout seul. Le pouvoir faire et le vouloir s’affrontent avec violence et obstination sur une échelle psychique peut commune.

 Non seulement il y a brûlure mais le suicide commence à devenir une solution !!

 Pourquoi ? Un des points de vue est que l’épuisement se ressent comme une conscience impossible à négocier avec la volonté de réussir.

 Réussir quoi ? Les réponses aux enjeux posés par le travail, la famille, les amis…

 La ’brûlure’ devient intenable de souffrances et d’épuisement.

 Elle enflamme autant le corps que l’esprit et cet enflammement s’appelle ÉPUISEMENT, un épuisement auto run !!

 N’est-ce pas terrible ? Oui car l’on attend d’un épuisement qu’il fasse dormir et non pas s’enflammer !

_ Donc le point de rupture total se situe lorsque le corps et l’esprit se disloquent ensemble par l’épuisement absolu, la brûlure définitive.

6 - Les solutions se trouvent à quel endroit ?

1 - L’entourage.

2 - Les soins médicaux adaptés et rapides.

3 - Le départ du lieu toxique.

Et surtout, avant la BRÛLURE !

Pourquoi ? parce que le résultat sera que la santé pourra mieux se reconstruire.

Sylvie BRIERE, fondatrice et présidente

Lire le livre « Le syndrome d’épuisement » aux Éditions Fortuna et en librairie.