Retraite, héritage, qui paient ? - Société

L’histoire de la vie - Niveau de lecture +

La génération montante veut-elle aller trop vite ?

Comment une société peut-elle produire un malheur national et élaguer sa population ?

Comment une population jusque-là dans un comportement standard voire valeureux, se met-elle à produire des idées et des actes dont elle a appris les interdits les plus primaires qui soient ?

Comment en prend-t-on un pour taper sur les autres ?

Comment passe-t-on des étoiles et du merveilleux, du respect, à la boue immonde ?

Comment peut-on espérer votre mort juste pour pouvoir vivre soi ?

Il suffit qu’il y ait une désarticulation de l’autorité, il suffit qu’il n’y ait plus de « repères » pour que chacun, chacune installent ses critères de profits, de trahisons et d’éliminations.

Au départ, on coupe en douce un petit morceau du gâteau comme si de rien n’était puis au final, on prend le courage de frapper plus fort et plus direct.

Le plus faible, malade, sensible, vieux ou autres sera choisi pour atteindre le but attendu.

Les plus jeunes comme les plus vieux deviennent laborieusement (couche après couche) des cibles que l’on taraude. L’imagination dans les méthodes déborde. La principale étant un non chronique assortit d’une attaque permanente sur l’identité, l’image de soi.

Le travail glisse sur 10, 20, 30 ans pour qu’il passe comme une norme et surtout, pour qu’il embrouille sur l’intention et les responsabilités, l’usure et le désespoir !

L’humain se connaît bien et détient un grand savoir-faire contre ses congénères.

A un moment, tout le monde ou plutôt les acteurs concernés procéderont à une sorte de mise à mort du taureau en étant assis fermement sur leurs « raisons ». ils seront certains qu’ils n’ont rien fait de mal (si cette notion existe encore sur le moment). Leur validation s’encouragera de documentation ou de l’expérience des autres, des jurisprudences éventuelles. Mais au fond cela n’est pas très important car l’autosuggestion durant 30 ans se suffit à elle-même pour valider une « justice » auto-suggérée.

La maison et l’héritage, fondements de la famille, les terres et l’or, représentent la première strate de la férocité intra-familiale, même si le montant des biens ne vaut pas grand chose par rapport aux vies bousillées !

La bête humaine est dans le ventre du père, de la mère, du frère ou de la sœur… De celui qui est un crétin d’affectif, crétin de lucide !
Oui ! Il y a encore une morale résiduelle, « chez ses gens-là » (Jacques Brel), ça ne se fait pas ! Morale résiduelle car elle n’est qu’un alibi.

« Au secours, SOS, ils m’attaquent » aura pour effet de donner un : « Depuis le temps que ça devait arriver ! » Et hop ! Un petit fait divers payé en pige pas chère !

Parents, enfants rassemblés sous un même toit débouchent sur l’assassinat de Zola en passant par Germinal, La Curée, l’Assommoir !

Seulement voilà « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » et tuer son frère ou sa mère pour une maison ou un tableau dont la peinture dégouline, c’est pas beau (allô maman, comme tu m’as fait… Alain Souchon). Et les faibles ont dans leur main le bon sens car « biens mal acquis, ne profitent à personne ! »

En Ukraine, une certaine milice se prend pour un chef d’armée alors qu’elle n’est qu’une bien lamentable milice de la mort. Ne parlons pas d’un monsieur russe qui lui s’octroie un droit de prendre les héritages des pères, mères, frères ou sœurs à grande échelle.

L’humain connaît parfaitement l’humain.

Sylvie Michèle BRIERE, fondatrice

France Prévention la Suite

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