OPINION
Disposer d’une opinion ou en émettre une, ne s’accorde pas forcement avec ingérence, totalitarisme voire colonisation d’un esprit. Chacun peut repartir avec ces convictions personnelles ou intimes sans que cela n’interfère sur l’autre. Une idée tant qu’elle n’est pas suivie d’acte reste un élément volatile de la pensée. Il arrive qu’elle puisse progresser ou être oubliée. Évidemment, elle peut être déplorable ou tueuse par son éventuelle marque indélébile qu’elle installe sans bruit.
Là où l’opinion nuit, c’est bien lorsqu’elle est diffusée sans droit de réponse (consciente et consentie) et qu’elle devient un principe unilatéral ou qu’elle use d’une liberté qui n’en est plus une, pour celui qui la reçoit.
Dans ces termes, les abus sont légions : de l’entrave à l’expression personnelle et collective, aux assauts revendicateurs pour exprimer ce qui est choquant, intrusif ou même dégradant… jusqu’au silence de ceux qui n’osent pas ou plus.
Il y a l’opinion favorable qui valide et courtise la reconnaissance. Elle se chargera de transmettre les éléments de progression à celui qui la percevra comme une protection, un avancement, une information nouvelle ou renouvelée.
La meilleure des opinions est celle qui se lâche et qui en rigole. Elle tombe naturellement pour détendre l’atmosphère.
Sylvie Michèle BRIERE, fondatrice
Définition
CNRLT OPINION, subst. fém.
1. Manière de penser sur un sujet ou un ensemble de sujets, jugement personnel que l’on porte sur une question, qui n’implique pas que ce jugement soit obligatoirement juste.
L’opinion vaut-elle vérité ?
Citation https: //philobac .fr/dissertations/de-quelle-verite-lopinion-est-elle-capable
L’opinion, entre subjectivité et objectivité
L’opinion se caractérise par la subjectivité de l’individu qui la formule. En effet, elle traduit souvent les jugements personnels d’un sujet, en fonction de ses expériences, de ses émotions ou de ses croyances particulières. Cette dimension subjective lui confère une grande diversité d’expressions possibles, puisque chaque individu a des perspectives distinctes sur un même objet. D’un certain point de vue, cette pluralité paraît légitime : nul ne peut contester qu’un individu a le droit d’avoir son propre point de vue. Cependant, il est important de se demander si cette subjectivité ne la condamne pas à une certaine relativité, voire à l’erreur.
Ici, France Prévention La Suite soulève la raison (raisonnable et raisonnement + justification) de la subjectivité d’une personne qui s’occupe du bien commun. Ne doit-elle pas être assise sur les socles du pragmatisme, de la vérification, de l’analyse, de l’expérience… Et tant de moyens permettant d’installer la sécurisation et la justice (équité) grâce aux valeurs universelles qui entretiennent la préservation ?
D’autre part, si l’opinion est subjective, elle peut parfois prétendre à une certaine objectivité. En effet, il arrive que des individus basent leurs opinions sur des expériences vérifiables ou des faits observables, prétendant ainsi que leur opinion reflète une certaine réalité objective. Par exemple, une personne peut émettre une opinion politique en se fondant sur des statistiques économiques ou des données historiques. Ce type d’opinion tracera des ponts entre le domaine personnel et la sphère extérieure de la réalité observable.
France Prévention La Suite pose le sujet sous cet angle : une personne en charge d’autres individus a-t-elle la liberté de poser ses opinions ou ses raisons ?
Cependant, le passage entre subjectivité et objectivité reste délicat. Si l’opinion se fonde sur des faits, elle peut prétendre à une certaine forme de vérité, mais ce n’est pas toujours le cas. L’élément subjectif peut reprendre le dessus, notamment en sélectionnant certains faits plutôt que d’autres pour confirmer des préjugés ou des prédispositions émotionnelles. Cela amplifie la difficulté à percevoir dans quelle mesure une opinion peut être considérée comme étant vraie au sens objectif du terme.
France Prévention La suite regarde l’opinion de croyances. Ces dernières reposent sur des traditions, des imaginaires, des poésies, des expérimentations subjectives, des inventions, des rêves, des déviations mentales, par exemples. La relation émotionnelle devient une interrogation centrale lorsqu’elle se propage comme étant une vérité.
Et pourtant, une émotion peut-être une vérité mais elle reste strictement privée même si elle est partagée.
Le jugement constitue alors un moyen, une jauge dans cette opinion qui n’est pas raison. Pour cela, il doit rester l’évaluation d’une vérité qui repose sur des faits, des réalités. Le droit pose des jalons, dans ce domaine car les sociétés historiques ont particulièrement accumulé l’expérience de l’opinion et de ses erreurs, de ses impressions.
Enfin, bien que les opinions individuelles puissent paraître issues d’une réflexion personnelle, elles sont souvent influencées par le contexte social, culturel ou médiatique. L’opinion est donc aussi façonnée par les représentations collectives et les « vérités d’évidence » qui circulent dans une société donnée, sans qu’elles aient été remises en question. Cela pose la question des limites de l’opinion en termes de vérité, puisque celle-ci devient alors sujette aux fluctuations et aux biais propres à chaque société.
France Prévention La Suite évoque : L’idée que l’opinion a rendu vérité du bébé qui était un ventre a duré tellement de siècle ! L’idée que l’opinion a rendu vérité que les femmes sont inférieures… Continue ! L’idée que l’étranger est forcement une crapule… Continue !
On peut citer beaucoup d’autres opinions qui sont au final des arrangements pour justifier l’exercice d’actions de domination que le droit condamne encore.
La loi
legifrance.gouv.fr/contenu/ menu/droit-national-en-vigueur /constitution/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789
La liberté d’opinion est inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) du 26 août 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi. » (article 10).
La Déclaration de 1789 précise que la liberté d’opinion ne s’exerce pas seulement dans la vie politique, elle s’étend à la liberté religieuse (liberté de croire ou de ne pas croire).
Figurant parmi les droits de l’homme, la liberté d’opinion est garantie par la « force publique » (article 12).
L’article initial a été créé en 2011
