Agriculture - Un tour d’horizon

Agriculture et alimentation : un tour d’horizon

RURALITÉS

SALON DE L’AGRICULTURE 2021

La prochaine tenue du Salon International de l’Agriculture de Paris qui attire plus de 600.000 visiteurs en 7 jours, dont plus de 90 % de grand public, est incertaine. Les dates seraient du 27 février au 07 mars 2021. Une décision devrait être connue prochainement . De nombreuses foires ont déjà été annulées : le salon généraliste « Foire de Châlons », celui de Manosque dénommé « Terres de Jim », à Clermont-Ferrand, le Sommet de l’Elevage, le Salon International du Machinisme Agricole, à Paris. Sources : multiples dont, www.réussir.fr, le 04/10/2020

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RECENSEMENT DES EXPLOITATIONS AGRICOLES

Entre le 1er octobre et le 30 avril prochain est ouvert le recensement des exploitations agricoles, une enquête obligatoire au niveau européen portant sur 450 000 exploitations agricoles, dont 30 000 dans les DOM. Ce recensement décennal permet l’ajustement des politiques structurelles et d’accompagnements et de garantir la souveraineté alimentaire. Source : ministère de l’agriculture, le 02/10/2020

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RECRUTEMENT D’APPRENTIS

Les filières d’enseignements agricoles peinent à recruter des élèves ou des étudiants. Face à cela, le ministère de l’agriculture prolonge une campagne d’information et de communication et un plan de recrutement pour les apprentis. Des aides spécifiques seraient disponibles pour leur recrutement. Pourtant, les débouchés et les métiers sont variés et disponibles. L’ambition du ministère de l’agriculture et de l’alimentation est d’accueillir 200 000 élèves et étudiants dont 37.000 apprentis, soit 8 % des apprentis de France. La communication consiste à promouvoir « L’aventure du vivant » auprès des jeunes et des familles, ainsi que « les métiers grandeur nature ». Enfin, le ministère aurait mis en place une action dénommée : « 1 jeune, 1 aide ».

Sources : ministère de l’agriculture et La France Agricole

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SAISONNIERS AGRICOLES

« Plus de 900 travailleurs agricoles marocains vont arriver en Corse à partir de vendredi (08/10) pour « sauver les récoltes » de clémentines sur l’île, à la faveur d’un protocole sanitaire et diplomatique « exceptionnel », a-t-on appris mercredi auprès des autorités. ». Source : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-france-organise-un-pont-aerien-pour-faire-venir-plus-de-900- saisonniers-marocains-en-corse-20201007, le 07/10/2020

QUE DONNENT LES RÉCOLTES ?

BLÉ TENDRE 29,5 moy. quinquennale 35,7 ORGES 10,9 moy. quinquennale 12,0 MAÏS 14,1 moy. quinquennale 12,9 SUCRE BLANC 5,2 moy. quinquennale 5,2 (En millions de tonnes, d’après FranceAgrimer, le 30/09/2020)

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Moratoires sur les pesticides

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rendu public le 9 octobre un rapport qui instaure une interdiction de mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate sauf dans les cas où ce dernier « n’est pas substituable à court terme ». Ce document se fonde sur les travaux de l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement). Il sécurise la possibilité pour les agriculteurs de recourir au glyphosate quand un autre produit d’usage courant n’est pas disponible sur le marché. Cette nouvelle norme devrait permettre la réduction de la consommation globale du glyphosate de 50 à 80 % dans notre pays, selon les estimations des un ou des autres. Cette transition à de quoi satisfaire à la fois les écologistes modérés et la majorité des agriculteurs. Elle s’adapte assez bien à la situation actuelle du système agricole français.

Du côté des néonicotinoïdes, utilisés dans la lutte contre la jaunisse de la betterave à sucre, provoquée par des pucerons, la filière est rassurée par l’autorisation gouvernementale du recours temporaire à ces insecticides, malgré leur interdiction fondée sur leur rôle dans la raréfaction des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Là aussi, le gouvernement a fait preuve de pragmatisme pour permettre aux producteurs de traverser la crise actuelle. Ces deux exemples nous démontrent que l’évolution vers une agriculture encore plus respectueuse de l’environnement ne pourra se poursuivre dans nos campagnes qu’en repensant le modèle agricole français axé depuis des décennies sur le productivisme et l’industrie agroalimentaire. Dans l’attente d’une nécessaire réorientation vers des plus filières plus qualitatives, la sauvegarde des exploitations agricoles nécessite ce type d’aménagements. Faute de quoi on risquerait fort de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Par Jérôme Besnard dans l’ACIP n°1835 du 12 octobre 2020