Définition
Dictionnaire « La langue française »
Dénigrement - Nom commun
Action de discréditer quelqu’un ou quelque chose en parlant de manière désobligeante ou méprisante.
Synonymes de « dénigrement »
- diffamation
- détraction
- bashing
- débinage
- accusation
- calomnie
- médisance
- noircissement
- mépris
- éreintement
- critique
- attaque
Les sanctions
08/11/2024 / Droit / Par Valentin SIMONNET — Avocat au Barreau de Paris
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La diffamation publique est punie d’une amende de 12 000 €. La diffamation non publique est punie d’une amende de 1 500 €. La diffamation aggravée est punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.
Le dénigrement peut donner lieu à des dommages-intérêts en réparation du préjudice subi par la victime. Le montant des dommages-intérêts dépend des circonstances du cas et du préjudice prouvé.
Posture et conséquences
Remplacer une vérité par une autre afin de s’accaparer un bien, une situation sociale, un poste de travail, une réputation et tant, peut amener le dénigrement pour éliminer celui ou celle qui empêche.
Lorsque le verbe rabaisse en continu un groupe, un famille, des personnes, il ne formule pas de solutions adaptées à tous mais bien une haine, une exacerbation, une attaque.
Dans un pays démocratique comme la France, on place ou on devrait placer le verbe, avec sérieux à l’aide d’arguments stables. On peut y ajouter les accusations réelles, basées sur des preuves réelles et on demande à la Justice de poser son verdict.
Si l’on fabrique des preuves ou que l’on ne prend pas de dispositions pour dénoncer concrètement une situation soit on participe, soit on ment.
Et depuis l’affaire DSK, qui maintenant date et beaucoup l’ont oubliée, depuis cette affaire qui n’a pas eu de conclusions très claires puisque une somme d’argent a été versée à la possible victime… Depuis cette affaire, le dénigrement est renforcé à peu près partout.
On n’expose pas ses raisons, on assène l’autre de ce qu’il n’est pas et on pose un sentiment sans preuves. Ici, il s’agit d’allégations. Font-elles l’effet qu’on en attend ?
En réalité, la société se délite, se fait peur, se hait et on attend le moment de se faire croquer ou de croquer…
Perso, je laisse autant les Américains que les Russes car j’aimais « trop bien » quand la France travaillait pour vivre, qu’elle n’était pas entièrement juste mais elle ressemblait à une Nation aimante, râleuse, un peu Corsaire sur les bords et surtout, Gauloise !
Mais voilà, çà c’était avant et le temps qui passe ne revient pas.
Par contre, comme tout le monde est d’accord dire que la situation n’est pas brillante, si le faire était de relever la tête et de cultiver le courage pour préserver et non de consommer en regardant ses pieds… ?
Sous peu, les « on » vont encore s’énerver, envoyer des torpilles comme si l’autre « on » ne savait pas qui l’amorçait et il n’y aura que le dénigrement pour faire passer l’ensemble des justifications.
Quand la culture n’a plus de nom, « on » dénigre !
Ces derniers temps, « on » surgit encore et encore et « on » est content car il pense et impose la pensée que « l’autre » est atteint et mal dans sa vie. « On » dit que l’autre est agressif ou qu’il a des tunes cachées, qu’il ne glande rien de sa vie, qu’il ment, qu’il trafique… il faut remercier « ON » car cela permet de réfléchir sur les défauts et d’en laisser traîner volontairement .
Pour ce qui est de la vie privée de chacun, nous ne sommes pas encore en pays Taliban ou de ce genre. Cela semble curieux, que cette vie privée dans laquelle il n’y a rien de particulier et que l’on trouve partout en France, il semble qu’un souhait se formule vers les détracteurs. L’idée d’une masse de retours à l’envoyeur fait son chemin et le dénigrement se transforme vertement.
Un retour à l’envoyeur, comme une lettre qui n’aurait pas eu de destinataire, finit par pointer et si le dénigrement parle plutôt qu’il n’agit, il pousse à la faute le fameux « autre ».
Lorsque la coupe se remplit et déborde, la société sombre.
Le dénigrement en politique
Couramment utilisé pour attaquer son ou ses adversaires, le dénigrement devient parfois comme une seconde peau. On ne lui demande pas d’être vrai, subtil ou attentif à l’humain du moment qu’il démonte son « autre ».
Mais on peut s’interroger sur un détail : pourquoi un politique s’en prendrait-il à un non politique ?
Il y a plusieurs raisons :
- un vieux règlement de compte,
- une concurrence supposée,
- une férocité idéologique,
- un abus de pouvoir,
Ce dénigrement-là n’est pas autorisé et il est encore plus grave car un élu a pour fonction de représenter tous les citoyens, de leur laisser un droit de défense ainsi que les droits inhérents à tous les citoyens.
Le dénigrement a la caractéristique de prendre en grippe une personne qui pourrait déranger un plan, un but non avoué.
Sylvie MIchèle BRIERE, fondatrice
Et encore : Rumeur, la bonne copine ! - Société
