ENNUI mais non !

ENNUI  

L’ennui, normalement tout le monde ou presque l’a ressenti. L’intérêt pour l’endiguer est d’en reconnaître sa source.

Une distinction importante doit s’établir d’emblée. Il y a deux sortes d’ennui : la contrariété et le manque d’occupations ou de motivations.

La première provient souvent de l’extérieur et d’un rapport à l’autre mal négocié.

La seconde a pour origine des circonstances, comme être bloqué dans les embouteillages, le mauvais temps, la mobilité perturbée (maladie, handicap, âge) ou le manque de moyens financiers et matériels (pas d’argent, pas de véhicule).

Il y a l’autre genre, celui qui est invisible le plus souvent, celui qui taraude l’esprit et parfois le ventre, qui provoque une angoisse indéfinie et envahissante comme un brouillard épais. Pour le dissiper, il faut faire preuve de patience et être tenace ou il suffit de se mettre à réaliser un projet qui plaît pour que tout rentre dans l’ordre. Si la disparition de brume n’a pas lieu, c’est que cet ennui est la révélation d’un souci profond, un peu caché ou mal identifié. Il se relie soit à une « frustration » (Manque d’informations, de tendresse, de soins, de travail…), soit à un état que l’on associe au caractère. Lorsque le tourment est sévère, il s’apparente très certainement à un traumatisme et approche l’angoisse.

 

Sylvie Michèle BRIERE