Le Journalisme vu sous un angle

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Prévention par la discussion et ses définitions


Je me souviens du Mythe qui a accompagné l’apogée journalistique du XIXe siècle. De nature un peu sacralisée, l’image des premiers reporters à marquer la mémoire collective. On y ressentait un côté très aventurier, casse-cou et surtout engagé.

L’idéalisme a omis les rivalités et les conditions très difficiles de l’exercice d’une profession un peu magicienne qui avant l’heure introduisait une ou des idées «  d’ouvreur de portes  ».

De nos jours, le métier se réserve des spécialités très diversifiées et le projet initial a un peu de soucis à ne pas se perdre dans les méandres de ces dernières. La spontanéité maîtrisée, le soucis d’informations utiles ou généreuses soutiendraient sans aucun doute la curiosité des lecteurs, auditeurs ou spectateurs.

Lorsqu’il pleut dehors, on va beaucoup moins se promener dans les forêts ou les jardins. Quand les informations sont immanquablement négatives et qu’elles proposent des morceaux sans suite ou trop spécialisées ou même privatives, on est pas loin de démunir le scoop de son essentiel.

Voici un exemple pour lequel on peut mieux comprendre : L’affaire Villemin est restée dans la tête de tous ou presque et pourtant le petit ange est mort depuis longtemps, son meurtrier n’est toujours pas reconnu, la famille souffre encore et l’opinion publique reste profondément triste et impuissante.

La question est difficile mais à qui cela a-t-il servi  ?

Dans un cas identique, de nos jours, on dispose d’une meilleure organisation policière et judiciaire mais l’information ne concerne que les intéressés, déjà tellement meurtris. Les montrer durant des décennies en rappel, de temps en temps, est perçu sous quel angle par eux  ? Avons-nous le droit de leur infliger un sur accident ou une piqûre de rappel à leur peine  ?

A-t-on formulé une demande auprès de ces familles endeuillées pour se servir de leur nom et de leurs souffrances  ?


Le débat est ouvert….


  Sylvie BRIERE