OPINION mais aussi…

OPINION :

 

Disposer d’une opinion ou en émettre une, ne s’accorde pas forcement avec ingérence, totalitarisme voire colonisation d’un esprit. Chacun peut repartir avec ces convictions personnelles ou intimes sans que cela n’interfère sur l’autre. Une idée tant qu’elle n’est pas suivie d’acte reste un élément volatile de la pensée. Il arrive qu’elle puisse progresser ou être oubliée. Évidemment, elle peut être déplorable ou tueuse par son éventuelle marque indélébile qu’elle installe sans bruit.

Là où l’opinion nuit, c’est bien lorsqu’elle est diffusée sans droit de réponse (consciente et consentie) et qu’elle devient un principe unilatéral ou qu’elle use d’une liberté qui n’en est plus une, pour celui qui la reçoit.

Dans ces termes, les abus sont légions : de l’entrave à l’expression personnelle et collective, aux assauts revendicateurs pour exprimer ce qui est choquant, intrusif ou même dégradant… jusqu’au silence de ceux qui n’osent pas ou plus.

Il y a l’opinion favorable qui valide et courtise la reconnaissance. Elle se chargera de transmettre les éléments de progression à celui qui la percevra comme une protection, un avancement, une information nouvelle ou renouvelée.

La meilleure des opinions est celle qui se lâche et qui en rigole. Elle tombe naturellement pour détendre l’atmosphère.

 

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Sylvie BRIERE, présidente 2010.