PARANOÏAQUE 

PARANOÏAQUE :

Ce mot est une délectation pour mille raisons.

Les psychanalystes, dont S. Freud est le plus réputé, grâce ou à cause de leurs travaux, ont vulgarisé des mots réservés. Plusieurs noms professionnels font aujourd’hui parti des noms communément utilisés dont on a expurgé le côté ’spécialisé’ ou technique. Cela entraîne des excès révélateurs et nous assistons à deux phénomènes, l’un qui consiste à dénaturer le sens profond et l’autre, à s’approprier son usage pour des fins détournées comme une emprise sur autrui.

Parano est mis à toutes les sauces de nos vies modernes. Si vous fermez la porte de votre maison à clé, on vous dira volontiers que vous l’êtes. (c’est pour cela que les portières des voitures avec fermeture centralisée ne se verrouillent pas par ’peur’ du vol mais bien pour jouer avec le bipper).

Si vous évoquez une prudence (de toutes natures : mets ton écharpe, prends une assurance rapatriement), il y a de fortes chances que vous soyez relégué à l’oiseau qui porte malheur ou à un individu trouble rempli de peurs farouches dont vous souhaitez vous débarrasser.

Si vous tentez de dénoncer une situation où votre subordination devient invivable, il vous sera dit que :

1 - vous fabulez (donc le danger est sur votre interlocuteur et non plus sur vous = pas d’aide efficace à votre encontre),

2- que vous êtes malade et plus précisément paranoïaque,

3 - que votre agressivité (normal parano) est insupportable et vaut des mesures immédiates.

Et pourtant le paranoïaque est un personnage effectivement dangereux et difficilement guérissable.

Il est acteur, agresse parfois réellement. Il est rarement en aval d’une protection ou d’une demande d’assistance.

Sylvie Michèle BRIERE, fondatrice

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