Apprendre à se défendre

 
 
Pour ne pas être la cible de « prédateurs » tentés de penser que gentillesse est synonyme de bêtise ou laissez-passer pour tout (surtout le mauvais), le mieux est de ne pas installer les quiproquos ou différents, les plus faciles à endiguer.
 
Pour trouver les bonnes parades, la première application est de dire non à ce qui n’est pas acceptable.
 
La franchise est un moyen concret, bien qu’insuffisant, qui permet de poser ses conditions (je suis « gentil »), de s’affirmer et de dire aussi que l’on ne lâchera pas si facilement, tout en restant soi-même.
 
Un être se développe en se forgeant une expérience globalisée et parfois une carapace.
 
Le phénomène d’inversion se place aussi dans les rapports spontanés : la gentillesse et la politesse sont actuellement considérées comme des dangers. Elles signifient que le « gentil » veut faire un mauvais coup en douce.
L’ordre est admis comme un rapport synonyme d’autorité… Possible mais pas toujours…Tout reste à faire !
 
Pour d’autre, il n’y a pas de problème de conscience ou de positionnement. Ils ne transigent pas, ne dialoguent pas, ils sont bien ancrés dans leurs convictions et tout se complique à cet endroit car le monde tourne autour de nos convictions intérieures et nous les reportons sur l’extérieur.
 
Un individu sans malice et candide est une proie facile. S’agit-il pour cela de perdre ces deux aspects de sa personne ?
La solution est plus de lui apprendre ou de lui proposer une reconnaissance de ses propres limites et lui insuffler des moyens de contrôle voire de défense qui lui sont propres et individualisés.
Cela dure toute la vie.
 
 
William